



En un clicCentre Technique Municipal
4, rue pierre monimeau |
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C'est une histoire de trains qui arriveront à l'heure et à toute vapeur si l'on peut dire. 580 km environ effectués en 2h05 à 320 km/h de moyenne : Paris sera bientôt la grande banlieue de Bordeaux... ou l'inverse. Ce pari-là, l'État et les collectivités locales l'ont fait et rien ni personne ne pourra stopper la machine. Trop d'enjeux, trop d'espoirs pour la capitale girondine et toute son agglomération qui entrevoient le bout du tunnel économique dans la perspective des rails grande vitesse du TGV... à partir de 2017, autant dire demain. Mais c'est aussi un chantier sous haute surveillance qui démarre ces jours-ci. Car les Ambarésiens ne doivent pas se contenter de regarder passer le train de la grande vitesse sans en tirer des contreparties qui ne soient pas un lot de consolation. Depuis 2003, les élus, Michel Héritié à leur tête, tiennent régulièrement tête au « géant » RFF. Une fois de plus, Ambarès et Lagrave ouvre la voie pour d'autres communes girondines concernées par le passage de la LGV. Toutefois « la ville compte bien ne rien financer, » prévient Gérard Lagofun, adjoint au maire chargé des aménagements urbains. « L'investissement humain est assez important comme ça. 70 maisons sont concernées par le passage de la LGV, 51 seront démolies à terme, 900 personnes vivent à 50 mètres des travaux et vont les côtoyer pendant 5 ans. RFF et Liséa construisent une ligne à grande vitesse. Nous défendons la qualité de vie de nos habitants. Il faut trouver un juste équilibre entre les deux. » « Nous ne voulons pas être sacrifiés sur l'autel de la grande vitesse »Michel Héritié, Maire d’Ambarès et Lagrave« C'est une première sur bien des plans : c'est la première fois en France qu'on insère une ligne grande vitesse dans le centre d'une ville de l'importance d'Ambarès-et-Lagrave. Il n'y aura pas moins de six ouvrages d'art sur 4 km de voies. On peut imaginer la complexité du chantier dans ce contexte. C'est aussi la première fois que la construction et l'exploitation d'une LGV est concédée par Réseau Ferré de France à un concessionnaire privé, Liséa. J'espère qu'ils auront à cœur d'en faire un chantier exemplaire. Toutefois je resterai vigilant. Nous avons toujours dit que nous ne nous opposerions pas à la LGV, l'enjeu pour l'agglomération étant trop important, mais que nous ne serions pas sacrifiés sur l'autel de la grande vitesse. Il faut savoir opposer une résistance lorsque cela est nécessaire : en janvier dernier j'ai fait différer par la Communauté Urbaine de Bordeaux le vote de 128 millions d'euros de financement à la LGV afin de recueillir des garanties concernant les travaux concomitants à ceux de la ligne ainsi que leurs conditions d'exécution. Nous avons obtenu certains engagements et finalement signé le protocole d'accord avec RFF, l'État et la CUB. S'il faut recommencer, je le ferai. A présent, nous discutons avec l'État du renforcement de l'aide financière (Fonds de Solidarité Territoriale) qui permettra de réaliser les travaux connexes induits par le passage de la LGV. Avec le projet d'aménagement du quartier de la Gorp, la transformation de la halte en pôle multimodal, un meilleur cadencement des TER amélioreront à terme la desserte d'Ambarès et Lagrave, déjà à 12 mn de la gare St Jean. Ce projet conditionne le développement général de la ville et son rôle dans la CUB dans les prochaines années. » |