



Le patrimoine bâtiLa maison Charron, aujourd’hui bibliothèque municipaleSituée 9 rue Edmond Faulat, cette ancienne demeure du XVIIème siècle fut sans doute reconstruite au milieu du XVIIIème siècle. Maison de village entre cour et jardin, bien que transformée dans un style néoclassique dont les tours en façade constituent un élément original, elle a conservé son implantation d’origine et une partie du décor du XVIIIème siècle. Restaurée par la municipalité en 1999, cette maison aux cinq travées et un étage carré possède deux façades remarquables. Côté rue, l’élévation ornée de bossages et pilastres est couronnée d’un fronton, tandis que côté jardin, l’élévation elle aussi coiffée d’un fronton est encadré de tourelles engagées couvertes en dôme d’ardoises. Elément remarquable : dans le jardin, un pigeonnier de plan carré est couvert d’un toit en pavillon de tuiles plates. Le lavoir de la Gorp, un exemple rare de lavoir conservé et restauréSitué rue de Bassens, cet édifice construit en 1893, en charpente de plan allongé en rez-de-chaussée abrite le bassin. La Halle : un exemple symbolique de bâtiment communalLieu de commerce, d’administration, d’instruction et de loisirs, elle a en effet abrité le premier cinéma.
Situé place du Maréchal-Leclerc, à côté de l’église, ce monument fut érigé pendant le second quart du XIXème siècle. L’ancienne et minuscule halle, appuyée au mur de l’ancien cimetière, fut reconstruite en 1836 sur les plans d’Auguste Bordes, architecte. Agrandie et modifiée vers 1846 par Valance et Mialhe, architectes, elle accueillit la mairie et l’école. Elle se compose à l’origine d’un bâtiment de plan carré reposant sur des colonnades à 5 arcades de chaque côté et 2 colonnes jumelées centrales. Pour abriter la mairie, elle a été agrandie d’un bâtiment qui occupe la moitié de la halle et se prolonge de 4 travées supplémentaires en rez-de-chaussée. La mairie lutte pour la préservation du patrimoineDans le cadre des travaux de la LGV, des lieux emblématiques de la ville sont malheureusement destinés à disparaître. Une politique de préservation du patrimoine ambarésien est en marche et va permettre notamment de sauver la façade de l’ancien hôtel de poste à Lagrave, le Café Duthil (1), ainsi que le mur peint remarquable de l’ancienne quincaillerie (2). Ces parties de notre patrimoine ambarésien seront démontées, stockées pendant les travaux et remontées par la suite. L’église paroissiale Saint-PierreSituée place du Maréchal-Leclerc cette église romane (fin du XIème siècle) a connu plusieurs étapes d’agrandissement et de rénovation jusqu’au XIXème siècle pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui. De dimensions modestes au départ, 37m de long, 7m de large et 10m de haut, elle est fortifiée pendant la guerre de Cent Ans et reçoit une salle d’arme et probablement un clocher-tour dont il reste la partie sur le chevet. Au XVIIIème siècle, l’église est agrandie par l’ouverture des murs de la nef en 4 arcades, le surhaussement de la nef et la construction de bas-côtés latéraux. Elle reçoit un décor baroque et peut désormais accueillir deux fois plus de fidèles. C’est au XIXème siècle qu’elle connaît les modifications les plus récentes : A. Bordes, architecte et A. Dorous, entrepreneur, restaurent l’intérieur, la sacristie, la façade et le clocher actuel, conservant le portail roman. Le perron est construit par Edmond Faulat, architecte, et Monain, entrepreneur. La charpente est refaite par Léon Drouyn, architecte. L’église a gardé des traces de ces huit siècles de vie mouvementée de la communauté chrétienne d’Ambarès qui se reflète bien dans son architecture. Elément remarquable : le choeur, la voûte à croisée d’ogives est revêtue d’un ciel bleu étoilé, tandis qu’un nuage doré d’où sort la colombe blanche du Saint-Esprit surplombe des nuées blanches parsemées d’angelots joufflus réduits à une tête et à des ailes. Des rayons dorés symbolisant le soleil percent les nuages et sont issus d’un cercle où est inscrit un triangle représentant Dieu le Père. Le Christ, troisième personne de la Sainte Trinité, figure sous forme d’une statue peinte plus récente. Sources
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Le saviez-vous ?Avec la machine à moudre du moulin au Guâ (situé derrière la RPA), il fallait environ 2h pour moudre un hectolitre de blé, d’après Pascal Larrivière, qui fut l’ouvrier de Jean Trias, le dernier meunier du Guâ. |