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Actualités

Il nous préserve des inondations

Publié le Jeu. 10 Novembre 2011

Ici, à Artigues, ce n'est pas encore le Gua mais le Desclaux…
Ici, à Artigues, ce n'est pas encore le Gua mais le Desclaux… © Photo Dominique Andrieux

Le Guâ. Cheminant entre Tresses et Saint-Louis, le ruisseau et ses bassins de rétention sont un régulateur de l'assainissement des eaux pluviales. Gestion et entretien sont capitaux pour lutter contre les inondations.


Je prends ma source à Tresses et me jette dans la Garonne à Saint-Louis-de-Montferrand, qui suis-je ? Le Gua, bonne réponse. Le ruisseau le plus important de la rive droite se porte plutôt bien.

C'est ce qu'il ressort de l'inspection menée par le Syndicat intercommunal du Gua et toutes les composantes chargées de sa gestion, dont la Communauté Urbaine de Bordeaux, laquelle a récemment intégré le conseil d'administration.

« Globalement, on constate un bon écoulement qu'il convient d'améliorer par une meilleure maîtrise des berges et la mise en place d'un système de recueil des niveaux et de transmission des données vers Ramsès, le centre de télécontrôle de la CUB », note Jean-Patrick Rousseau, de la direction du service public de l'eau à la CUB et chef du centre d'assainissement.

Ces dispositions renforceront à court terme le rôle joué par le ruisseau en matière de gestion des eaux pluviales.

5 400 hectares de versant


Quelques chiffres permettent de mesurer les enjeux. Le bassin-versant s'étale sur 5 400 hectares. Plus de la moitié sont situés hors CUB, sur des communes présentant moins de risques vu leurs surfaces d'espaces verts. Ailleurs, il s'agit de territoires fortement urbanisés, incluant par endroits des reliefs très accidentés.

Également des zones fortement imperméabilisées en bordure de rocade et d'autoroute. Seul, le Gua ne pourrait jouer un rôle de régulateur dans l'assainissement des eaux pluviales. Au nombre de cinq, les bassins de rétention constituent donc un précieux recours. Les élus du syndicat, dont leur nouveau président Pierre Soubabère, maire de Saint-Louis-de-Montferrand, les ont passés en revue en compagnie des techniciens. « Nous avons noté, en deux ou trois endroits, des vannes dont le fonctionnement pourrait être gêné par de la végétation », note Bruno Bonnemaison, responsable d'agence à la Lyonnaise des eaux. Cette dernière a le marché, sur une durée de trois ans, portant sur l'exploitation des ouvrages.

De son côté, Fayat Entreprise Travaux publics (marché de quatre ans) se charge de l'entretien des berges, sur des kilomètres. « Pas seulement, relève Jean-Michel Chataigné. Il faut veiller sur le fauchage sinon ça devient vite une jungle et l'entretien permet de détecter des anomalies, tel un affaissement de berge. »

Le genre d'accident qui ne risque pas d'arriver entre le pont de l'Europe, à Ambarès, et les deux portes à flot de « Balet », à Saint-Louis. Le Gua y est guidé par un canal bétonné.

Le syndicat sort la tête de l'eau


Le Syndicat intercommunal du Gua est composé de deux entités hors Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) : la commune de Tresses et la communauté de communes de Saint-Loubès. S'ajoutent huit communes de la CUB, Artigues-près-Bordeaux, Floirac, Lormont, Cenon, Bassens, Ambarès-et-Lagrave, Carbon-Blanc, et Saint-Louis-de-Montferrand.

L'institution communautaire est le partenaire financier et technique du syndicat qu'elle aide par ailleurs à hauteur de 60 % dans ses opérations d'entretien et de grosses réparations.

« Tout est rentré dans l'ordre », commente Pierre Soubabère, le maire de Saint-Louis-de-Montferrand élu cette année par ses collègues président du Syndicat du Gua. On peut lire dans son bref commentaire sa volonté de repartir sur de nouvelles bases. Il y a deux ans, les délégués de la Communauté de communes de Saint-Loubès, présidée par Serge Roux, avaient été parmi les plus virulents dans le refus de voter le budget présenté par Claude Guédon, lequel a présidé le Syndicat pendant vingt années.

Personne n'a jamais remis en cause l'honnêteté de cet homme. Il s'agissait alors d'un défaut de gestion, des dépenses ayant été engagées sans que le syndicat ne dispose des fonds nécessaires. S'appuyant sur l'analyse de la Chambre régionale des comptes, Francis Idrac, le préfet de l'époque, avait imposé au syndicat du Gua de payer ses dettes. M.Guédon se heurta alors à un vent de fronde de tous les élus du syndicat, certains parmi ces derniers réfusant de devoir augmenter dans des proportions significatives la participation financière de leur commune. Mais la décision du préfet n'étant pas négociable, ils durent s'exécuter.

Notons que les nouveaux président et vice président ont renoncé à percevoir des indemnités.


Dominique ANDRIEUX

Les communes ont souvent développé des sites de promenade remarquables autour des bassins
Les communes ont souvent développé des sites de promenade remarquables autour des bassins © Photo Dominique Andrieux
Environ 18 kilomètres en aval, Saint-Louis régule le rejet vers la Garonne.
Environ 18 kilomètres en aval, Saint-Louis régule le rejet vers la Garonne. © Photo Dominique Andrieux
Pierre Soubabère (de profil) le nouveau président du syndicat.
Pierre Soubabère (de profil) le nouveau président du syndicat. © Photo Dominique Andrieux
Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
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