Connectez-vous !

J'ai perdu mon mot de passe

Vous n'avez pas encore de compte ? Créer un compte maintenant
Avec un compte vous pouvez entre autre suivre vos informations de fiches familles et enfants et les réinscrire chaque année, vous pouvez aussi gérer votre fiche association


Si vous rencontrez un problème, n'hésitez pas à contacter le webmaster@ville-ambaresetlagrave.fr

Connectez-vous !
Bannière

Actualités

Francis Lalanne et les autres jardiniers des Érables, à Ambarès

Publié le Mar. 14 Mars 2017

Jean-Michel (à gauche), Bernadette et son petit fils Timéo, Margarette et Francis sont motivés pour faire du jardin des Érables un lieu agréable et ouvert.
Jean-Michel (à gauche), Bernadette et son petit fils Timéo, Margarette et Francis sont motivés pour faire du jardin des Érables un lieu agréable et ouvert. © Photo DA

Beaucoup d’entre nous conservent peut-être le souvenir de cette journée de vendredi fleurant bon le printemps, succédant à une longue série pluvieuse. Ce matin-là, le portillon du jardin des Érables, à Ambarès-et-Lagrave, est grand ouvert. Bernadette, un visage tellement familier de cet ensemble résidentiel qu’elle en oublie de donner son nom, joue l’hôtesse. Son frère, Jean-Michel Bonnier, casquette vissée, sweat orange, bottes, bêche une parcelle à la force des bras et du jarret. En vis-à-vis, un jardinier semble avoir un meilleur rôle en guidant un motoculteur. « Moi c’est Francis, mon nom c’est Lalanne, ce n’est pas une blague », anticipe celui qui connaît la chanson.

Et il est cool cet Ambarésien. « Ce n’est pas ma parcelle, je fais ça pour rendre service, mais il va bien falloir que je finisse par m’occuper de la mienne ». À Ambarès, on connaît les Érables, du nom de cette résidence dont il a été beaucoup question au cours d’une récente profonde rénovation. « Il y a quelques malfaçons, mais de toute façon les gens ne sont jamais contents », commente Jean-Michel. Francis dit tout de même « espérer que tout va se résoudre ». Il y a peu, il aurait dû s’interrompre, le temps de laisser passer le train, mais le mur antibruit joue bien son rôle. C’est là que le jardin des Érables a trouvé sa place il y a trois ans, une parcelle d’un ancien espace vert inséré entre la voie ferrée et l’immeuble B mis à disposition par le bailleur Logévie.

Jardinage et causette

À voir et à entendre la bonne humeur qui anime ce matin-là les trois jardiniers, l’idée de proposer aux habitants du lotissement un lieu d’échange et de partage autour de la culture d’un jardin n’est pas un rêve. À cette période de l’année, certaines des huit parcelles attendent d’être travaillées, ce qui n’est pas le cas de la plus grande, destinée à devenir « le jardin partagé ». Francis et Jean-Michel ont consacré ici aussi pas mal d’énergie.

« On aimerait que les gens du quartier s’approprient le jardin, pour cultiver et aussi que ce soit un lieu ouvert à tous, les familles avec leurs enfants, les personnes âgées, les gens handicapés », souhaite Bernadette. « Nous avons fabriqué des caisses, avec du bois récupéré sur des palettes pour que les gens puissent planter ce qui leur plaît », abondent Francis et Jean-Michel. Le trio explique que « la Ville souhaite que le jardin prenne un rôle éducatif pour les scolaires et de rencontre avec les personnes des maisons de retraite ». Francis n’est pas content : « La Ville nous demande de nettoyer le terrain, on le fait, on attend un mois-et-demi pour que les déchets soient enfin enlevés ».

Jean-Michel se remet au bêchage. Margaret Pineau, une autre habitante du quartier, vient faire la caussette. Ni plus ni moins que Bernadette, mais elle a de bonnes raisons, après avoir « subi une troisième opération à la main ». Cela ne lui enlève le sourire : « J’étais en attente d’une parcelle, je l’ai eue en novembre dernier?! »

L’association est dissoute

Francis stoppe le moteur du motoculteur. Avec lui, les trois autres jardiniers racontent que « l’association du Jardin des Érables, qui était composée de personnes issues de la résidence, a été dissoute en décembre dernier et de ce fait, la Ville a repris la gestion ». Les commentaires pleuvent sur l’ancienne gestion, « un non-sens de pratiquer une adhésion à 55 euros pour la petite parcelle et 75 euros pour la grande, sans compter 2 euros par adulte et 1 euro par enfant ». « Il y avait des poules, des Japonaises, mais on ne sait toujours pas ce qu’elles sont devenues », ironise le petit groupe qui s’amuse à retrouver leur nom : Cocotte, Rosalie, Noisette, Delphine, etc.

L’inventaire de la cabane laisse entrevoir des possibilités. Les outils de jardinage, le motoculteur sont là pour être utilisés. Les jardiniers ajoutent que « trois composteurs de 1 000 litres sont attendus vendredi ». « Nous attendons beaucoup d’une réunion lundi 27 mars avec les services de la mairie pour mettre les choses au point, annonce Francis Lalanne, se faisant porte-parole. On arrive à la période de préparation des cultures, des semis, il est donc urgent de savoir comment on va fonctionner, en particulier pour le jardin partagé. »

Les quatre jardiniers présents ce dernier vendredi sont d’accord pour dire qu’il n’y a pas urgence à recréer une association. Selon eux, « le tout est que les gens prennent goût à venir jardiner, passer un moment ici ». « Faut faire nos preuves, montrer que ça marche », persiste et signe Jean-Michel.

ambiance Top chrono ou presque. Une heure passée avec une ou des personnes de la rive droite, connue(s) ou pas, mais toujours intéressante(s) à nos yeux : chaque mardi, 60 minutes sur le vif

Que sont devenues Cocotte, Rosalie, Noisette, Delphine, les poules japonaises??

dominique andrieux

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
http://www.sudouest.fr/
EmailFacebookGoogleLinkedInTumblrTwitter
Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
Email - Tél. portable 07 86 86 53 88
RSS Flux RSS Mentions Légales Mentions légales - Mentions Légales Extranet Copyright © 2017 Ville d'Ambarès & Lagrave. Tous droits réservés. - N° CNIL : 1001457