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Gironde : à l’école avec les autres

Publié le Lun. 8 Octobre 2018

Le toucher remplace la vue.
Le toucher remplace la vue. © Photo Stéphane Lartigue/« sud ouest"

L’école d’Ambarès-et-Lagrave accueille, depuis septembre, des enfants déficients visuels dans la toute première classe incluse de Gironde.

« Tu veux qu’on échange ta cane contre mon vélo?? », naïvement, deux enfants s’amusent dans la cour de récréation. La déficience visuelle de l’un d’eux n’est pas un problème, loin de là. Dans la bouche de cet enfant, posséder une précane blanche (cane pour enfant) serait le « must have » de la rentrée et la source de nombreuses convoitises.

Une première en Gironde

Depuis l’ouverture d’une classe incluse pour enfants déficients visuels, la différence n’est plus vue comme un handicap mais comme un atout, dans le pôle éducatif Simone-Veil d’Ambarès. Il accueille, depuis septembre, la toute première unité d’enseignement externalisée pour enfants déficients visuels de Gironde, un partenariat du centre Alfred-Peyrelongue de l’Irsa (Institution régionale des sourds et des aveugles).

C’est en suivant les balises blanches et rouges, qui habillent les murs des couloirs et des murs de l’école, que l’on accède à la fameuse classe incluse. Un aménagement simple, qui permet aux enfants malvoyants de se repérer dans l’espace. Outre cette installation, la Ville d’Ambarès a intégré toute une logistique indispensable à l’accueil d’enfants déficients visuels, dès la conception des plans de son futur pôle éducatif. « On a saisi l’opportunité de cette nouvelle école », explique Nordine Guendez, premier adjoint au maire en charge de l’éducation, de l’enfance et de la jeunesse. Il reconnaît que malgré l’injonction législative (l’inclusion scolaire a fait l’objet d’une loi en 2005, NDLR), ce n’est pas toujours possible d’un point de vue logistique.

Ils sont sept, âgés de 5 à 8 ans. Six d’entre eux suivent le programme depuis la classe incluse auprès du personnel enseignant et médical du centre Alfred Peyrelongue. Pour l’un d’eux, l’inclusion est individuelle : c’est au sein d’une classe dite « normale » qu’il effectue son année scolaire. « À terme, on veut développer les inclusions individuelles », explique Thomas Rey, directeur adjoint du centre Alfred-Peyrelongue. Mais cela nécessite des petits ajustements, comme l’explique Emmeline Chêne, la directrice du pôle éducatif Simone-Veil qui a, comme tous ses collègues, reçu une formation : « Il faut plus verbaliser nos leçons, ne plus simplement écrire sur le tableau, mais aussi le lire à voix haute. Et puis, il nous faut anticiper et transmettre les supports écrits au centre pour qu’ils les traduise en braille », commente-elle. Une adaptation indispensable si l’on en croit Thomas Rey.

« Certains avaient eu de mauvaises expériences en milieu scolaire et étaient comme “cassés” », confie-t-il. Rien ne doit être laissé au hasard : la luminosité des salles de classe, la présence de prises électriques permettant aux enfants malvoyants de brancher leurs lampes spéciales et leurs ordinateurs, l’installation de plateaux-repas adaptés. L’inclusion a un prix, mais des bienfaits inestimables, à la fois pour les enfants du centre Peyrelongue que pour les autres enfants.

Vers encore plus d’inclusion

L’arrivée de ces nouveaux élèves a fait l’objet de discussions et de lectures sur le thème du handicap. « Un vrai enrichissement pour tous », comme le reconnaît la directrice Emmeline Chêne. Si, pour l’heure, les enfants ne sont présents qu’en matinée, les échanges avec les autres classes sont amenés à se développer. « Il faut voir l’inclusion dans sa globalité », assure Nordine Guendez. Il explique que les Francas, (à la manœuvre sur le territoire ambarésien pour tout ce qui concerne les activités extrascolaires du centre de loisirs, NDLR) vont développer des activités communes. « Ça fait des émules », se réjouit le premier adjoint évoquant pêle-mêle l’école de musique, engagée depuis 2016 dans l’inclusion des enfants handicapés, et le club de voile d’Ambarès, à la pointe en matière de handisport.

Après un mois de cohabitation et un premier bilan « plus que positif », de l’aveu conjoint de la directrice du pôle éducatif Simone-Veil et du directeur adjoint du centre Alfred-Peyrelongue, les enfants malvoyants ont déjà fait d’énormes progrès en matière de comportements sociaux. Les autres élèves, eux, rêvent désormais peut-être d’apprendre le braille, qui sait…

Anne-Laure de Challup

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
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