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Gironde : à quoi l’argent de la LGV a-t-il servi??

Publié le Lun. 24 Septembre 2018

Le Fonds de solidarité territoriale a notamment permis à Ambarès d’aménager l’extérieur de la gare de La Gorp
Le Fonds de solidarité territoriale a notamment permis à Ambarès d’aménager l’extérieur de la gare de La Gorp © Photo Archives A. D.

Seize communes impactées par la Ligne à grande vitesse ont obtenu des dotations importantes. Exemple à Ambarès qui a réalisé ses projets.

L’autoroute A 10, les deux lignes ferroviaires Bordeaux-Paris et Bordeaux-Nantes… La commune d’Ambarès-et-Lagrave paye déjà un lourd tribut en matière de défiguration de son paysage, mais la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux en rajoute une couche supplémentaire de 4 kilomètres. Le maire socialiste Michel Héritié compte bien obtenir des compensations d’autant que Cosea, le constructeur, implante une base de chantier à la mesure de ces travaux gigantesques sur la commune.

À la vue d’un tel tableau, aucune des 15 autres communes girondines impactées par le tracé n’a éprouvé une quelconque pointe de jalousie en voyant Ambarès-et-Lagrave recevoir la plus grosse enveloppe du Fonds de solidarité territoriale (FST), soit 2 907 772 euros. « Nous avons bien évidemment consommé le FST », assure le maire ambarésien avant de rappeler que le montant de la compensation financière fut enlevé de très haute lutte.

Une réunion avec la préfecture

« On s’est battu à l’époque avec Réseau ferré de France pour avoir des garanties financières qui nous permettaient d’envisager des aménagements d’envergure sur la commune », retrace Michel Héritié qui, on se souvient, avait refusé de soumettre au Conseil municipal le vote d’une convention stipulant les engagements de chacun des partenaires financiers.

Pour débloquer la situation, le maire en colère avait fini par obtenir une réunion avec un représentant de la préfecture de la Gironde et le directeur de Réseau ferré de France.

Deux points encore à régler

La concrétisation la plus visible dans l’usage de ces crédits reste l’aménagement urbain autour de la gare de La Gorp, en parallèle de la construction du nouveau pont, avenue du Président-Coty, qui enjambe la voie ferrée.

« Cette opération se situe dans le cadre du réaménagement du quartier de La Gorp. Pour qu’elle soit pleinement achevée, il nous reste à traiter un délaissé de terrain sur lequel le projet est d’installer une activité commerciale, indique l’élu. Les contacts que nous avons avec Aquitanis devraient nous permettre d’avancer. »

Un deuxième point est à régler, la sécurisation du passage à niveau de La Grave-d’Ambarès. Par contre, ce même lieu témoigne, selon le maire, du « très beau travail » mené sur le léger déplacement de la façade du relais de poste, conservée dans son jus. De plus, Michel Héritié avait fait des protections phoniques, le long des voies ferrées, un enjeu majeur. Avec 8 kilomètres, le contrat est plus que rempli vu que les riverains de la ligne de Saint-André-de-Cubzac ont été épargnés des gênes occasionnées par le passage des trains.

Dominique Andrieux

8,4 millions d’euros en Gironde

C’était une promesse. La réalisation de la ligne à grande vitesse s’accompagnerait de la mise en place d’un fonds de solidarité territoriale (FST) à destination des communes traversées. Une façon de les dédommager de la gêne causée par les trains, sans pouvoir bénéficier de ce rapprochement entre Bordeaux et Paris.

L’enveloppe totale est de 30 millions d’euros : 18 millions d’euros pour la section Tours-Angoulême et 12 millions d’euros pour Angoulême-Bordeaux.

Les 16 communes concernées par le tracé de la Ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux se sont réunies dans une coordination interrégionale et ont fait part de leur demande : la création d’un fonds qui leur permette de compenser les dommages subis en lançant des projets améliorant la vie communale (1). Les modalités de répartition avaient donné lieu à de vifs échanges entre petites communes et villes.

Le kilométrage a primé

Les communes les plus urbaines, donc les plus peuplées, souhaitaient une distribution différente. L’arbitrage du Premier ministre François Fillon, début 2012, avait été nécessaire : 90 % de l’enveloppe en fonction du nombre de kilomètres par commune traversée par la LGV?; les 10 % restants en fonction de la population des communes traversées.

Ce fonds est abondé par l’État, les collectivités et SNCF Réseau qui en a la gestion. En plus de ce FST, l’État et la Région Aquitaine ont mis en place un complément d’un montant de 5 millions d’euros dans le cadre du Contrat de projet État-Région (2007 – 2013).

Les communes ont jusqu’à trois ans après la mise en service de la LGV pour faire appel à ces fonds, soit jusqu’en 2020. En Gironde, quatre communes ne l’ont pas encore fait (voir ci-dessus). Sur les 30 millions d’euros : 25,6 millions ont été engagés.

Un soutien pour les CdC

Le FST doit servir à financer des projets environnementaux, patrimoniaux, économiques ou culturels. Les communes peuvent également déléguer tout ou une partie de leur FST à une Communauté de communes (CdC). C’est le cas de Marsas qui a transféré la maîtrise d’ouvrage de la construction d’un espace public numérique à la CdC de Saint-Savin car elle considérait que le projet présentait un caractère intercommunal.

Le total des subventions demandées ne doit pas dépasser 80 % du montant hors taxe du projet, les 20 % restant sont à la charge des municipalités. Certaines communes boudent ces cagnottes en raison de leurs faibles capacités d’investissement.

(1) Elle demande également une redevance pérenne et pose la question de la responsabilité de l’entretien des nouveaux ouvrages d’arts qui jalonnent la Ligne à grande vitesse.

Aude Boilley

 

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
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