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Actualités

« Je suis en colère contre le poids de l’administration »

Publié le Jeu. 28 Septembre 2017

Nicole Korjanevski dans son jardin, hier matin : « Je vois dans mon départ une forme d’élégance, à un moment, il faut savoir partir. »  PHOTO D. A.
Nicole Korjanevski dans son jardin, hier matin : « Je vois dans mon départ une forme d’élégance, à un moment, il faut savoir partir. » PHOTO D. A. © Photo DR

Nicole Korjanevski, ex-première adjointe, explique les raisons de sa démission du Conseil municipal.

Michel Héritié, le maire ambarésien, a officialisé, lors de la dernière assemblée, la démission du Conseil municipal de Nicole Korjanevski, son ex-premiere adjointe, désormais remplacé par Nordine Guendez. Cette dernière n’avait pu répondre à notre sollicitation, du fait qu’elle a changé de numéro de téléphone. « Je n’ai pas ma langue dans ma poche », nous dit-elle hier matin, avant de donner la raison majeure de son retrait après 28 années de mandat. « Un sentiment de lassitude et le poids du travail administratif qui se fait aux dépens de mon devoir de proximité avec le public. »

« Sud Ouest » Quelles sont les raisons de votre démission??

Nicole Korjanevski J’ai ressenti un sentiment de lassitude après vingt-huit années de mandat, dont les seize dernières en tant qu’adjoint d’Henri Houdebert, puis de Michel Héritié. Je me suis construite dans la proximité avec le public, et au cours de ces dernières années, le poids du travail administratif dans les collectivités territoriales, du fait de sa complexité, se fait aux dépens de ce que je considère comme mon devoir de proximité avec la population. La gestion, le management, ce n’est pas mon histoire. C’est le nœud des raisons pour lesquelles je suis partie. Pour ne prendre qu’un exemple, moi qui me suis investi sur le quartier des Érables pendant douze ans et que je vois ce qu’il devient…

Votre sens de l’engagement est très reconnu, y compris dans les rangs de l’opposition, et vous lâchez l’affaire en milieu de mandat, c’est contradictoire, violent??

C’est conscient. À un moment, il faut savoir partir. Contrairement à tout ce qui peut se dire, je n’étais pas en conflit avec Michel Héritié. Il y a eu parfois des points de désaccord, mais je suis restée socialiste, je le reste, et me suis pliée à la discipline de groupe.

Il y a une belle équipe dans la majorité, avec des jeunes de qualité tels Annabelle Gourviat et Nordine Guendez, qui ont pour atout de connaître le fonctionnement des collectivités territoriales du fait qu’ils y exercent leur profession. Je vois dans mon départ une forme d’élégance, à un moment il faut savoir partir.

Vous citez Annabelle Gourviat et Nordine Guendez, ne serait-ce pas aussi préparer l’avenir et les futures élections municipales??

Bien sûr. On a vu combien les dernières élections ont été difficiles à gagner. Être élu n’est pas un métier. La continuité d’une majorité n’est plus un gage de réussite pour les électeurs.

Votre sentiment de lassitude ne datant pas de cette année, pourquoi vous être présentée en 2014??

J’avais dit au maire que je ne ferai sans doute pas le mandat entier. J’ai traîné les pieds pour repartir, parce que, par exemple, la politique de la ville, sous François Hollande, a vu la commune passer du stade de prioritaire à territoire de veille, avec pour conséquence une perte de moyens. La gestion urbaine de proximité en pâtit. Ce n’est plus possible. Je me suis quand même représentée par soutien affectif pour l’équipe, l’envie de gagner des élections qui furent très dures.

Et vous avez fini par céder?!

Je n’ai pas le goût du pouvoir, je suis un serviteur. Je n’ai aucune amertume et en même temps, je suis en colère toujours pour la même raison, ce poids de l’administratif. C’est quelque chose qui m’a miné ces dernières années. J’arrivais en colère à la mairie, ce n’était pas bon. Je suis encore en colère. Mais j’ai une belle histoire avec les Ambarésiens.

Sans regrets??

Celui d’avoir échoué sur la mise en place d’un outil intercommunal pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales. Je pense que le modèle associatif est un moyen pour faire avancer les choses, ça m’intéresse.

Que conseilleriez-vous à vos anciens collègues de la majorité ambarésienne??

En terme de proximité, je tiens à souligner le travail considérable que réalise auprès de la population le cabinet du maire. Il faut que les élus retrouvent leur place forte et renoue avec la proximité du public, sinon, on le paiera. Cela ne concerne pas exclusivement Ambarès. Les fonctionnaires aussi doivent retrouver leur place sur le terrain.

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
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