Connectez-vous !

J'ai perdu mon mot de passe

Vous n'avez pas encore de compte ? Créer un compte maintenant
Avec un compte vous pouvez entre autre suivre vos informations de fiches familles et enfants et les réinscrire chaque année, vous pouvez aussi gérer votre fiche association


Si vous rencontrez un problème, n'hésitez pas à contacter le webmaster@ville-ambaresetlagrave.fr

Connectez-vous !
Bannière

Actualités

L’Atec fête ses 40 ans

Publié le Ven. 4 Juillet 2014

Henry Morel (à gauche) et son fils Olivier se félicitent des 40 ans de l’Atec, une entreprise qui réalise 50 % de son chiffre d’affaires avec la fabrication d’escaliers.
Henry Morel (à gauche) et son fils Olivier se félicitent des 40 ans de l’Atec, une entreprise qui réalise 50 % de son chiffre d’affaires avec la fabrication d’escaliers. © Photo Dominique Andrieux

Henry Morel a créé « avec rien » son entreprise connue pour ses escaliers. Son fils a pris le relais avec succès en 2002 et installé une usine et un showroom à Beauséjour.

«J'avais réclamé deux lignes téléphoniques aux PT et quand les techniciens sont arrivés ils me disent : “Où est ce qu'on les installe ?”,car il n'y avait que le terrain. Je leur ai montré alors la caravane que nous avions transformée en bureau ». Henry Morel évoque l'anecdote avec le sourire, mais elle illustre bien les conditions dans lesquelles il lança Atec (Agencement technique études commerciales). « Je suis parti de rien », mesure-t-il le chemin parcouru par son entreprise connue pour la fabrication de ses escaliers métalliques ou / et bois qui fête aujourd'hui ses 40 ans. Un événement mis sur pied par Olivier, le fiston, à qui Henry a cédé les commandes en 2002.

C'est bien connu, quarante ans c'est l'âge auquel on regarde un peu en arrière et beaucoup devant. Henry Morel pensait avoir fait le plus dur après avoir décroché le diplôme d'ingénieur des arts et métiers avec une compétence dominante dans la chimie métallurgie mais il en a eu « vite marre » et s'est tourné vers un job de commercial dans une entreprise d'installation de station-service. Pas longtemps, elle est placée en liquidation judiciaire mais l'avenir montrera qu'il n'a pas tout perdu.

Les Morel arrivent à Ambarès - Madeleine, son épouse est originaire de Bédenac (Charente-Maritime)- et créent Atec. « On faisait essentiellement de la vente et pose d'escalier que l'on se procurait chez un fournisseur de la région parisienne », raconte-t-il. « Quelques outils et une bonne estafette d'occasion et un atelier installé à la sauvette dans un garage, l'affaire prospère » avant que ne survienne un signe du destin.

Elf et ses millions de francs

Henry Morel est approché par une connaissance qui a apprécié ses compétences lorsqu'il était commercial pour l'entreprise d'installation de stations-services. Cet homme le sollicite pour créer un réseau de stations dans le sud ouest aux couleurs d'Elf. « Il me demande d'évaluer mes besoins, je lui annonce 8 ou 9 millions de francs qu'il est prêt à débloquer mais quand je lui demande pour le remboursement, il me dit c'est mon problème, pas le vôtre ».

À Ambarès, Atec reste fidèle à ses escaliers, la serrurerie et la métallerie aussi dans un bâtiment industriel tout neuf de l'avenue de la Liberté. Henry Morel flaire un (autre) bon coup en créant à Saint-Nazaire une entreprise de construction de cabines de bateaux dans les locaux d'une ancienne société. Pas de jaloux chez les Morel, Fabrice, son autre fils, devient plus tard le patron de cette petite industrie qui emploie aujourd'hui une vingtaine de salariés. Quand le fondateur de l'Atec est à Saint-Nazaire, il n'est pas à Ambarès. Une évidence qui a ses inconvénients d'autant que le gérant qu'il a installé ne lui donne pas satisfaction, mais alors pas du tout. La petite entreprise est au bord du gouffre quand Olivier Morel se voit confier la gestion, après deux années en tant que simple salarié.

Cet ancien chef cuistot va sauver la mayonnaise. « Le carnet de commandes n'était pas en cause mais il y avait beaucoup de négligences dans le suivi, se souvient-il. Il a fallu négocier avec les banques, certaines ont suivi d'autres pas qui aujourd'hui viennent ici ventre à terre ».

Carnet de commandes plein

Dans un bâtiment industriel de la zone d'activité Beauséjour, construit en 2009, 1 500 mètres carrés dont un show room de 200 mètres carrés. Dix salariés y travaillent, des métalliers, un menuisier, un bureau d'études avec un technicien à temps plein. Olivier Morel n'a rien à cacher, « De 300 000 euros en 2002, le chiffre d'affaires est passé à 1,5 million d'euros en 2013 », savoure-t-il d'autant plus que le carnet de commandes de 2014 est plein.

Le chef d'entreprise ou ex-cuistot a sa recette : « sérieux dans la qualité de fabrication, de montage et les délais ». Innovation aussi notamment en investissant dans des machines extrêmement performantes qui permettent de créer des découpes et donc des motifs quasiment à la demande pour les protections d'escaliers ou de balcons.

Olivier Morel reste les pieds sur terre. « Je ne suis pas sûr d'avoir envie de passer au braquet supérieur, de mettre en place la pointeuse et d'avoir des salariés qui me disent “ bonjour monsieur ” ».

Dominique Andrieux

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
http://www.sudouest.fr/
EmailFacebookGoogleLinkedInTumblrTwitter
Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
Email - Tél. portable 07 86 86 53 88
RSS Flux RSS Mentions Légales Mentions légales - Mentions Légales Extranet Copyright © 2018 Ville d'Ambarès & Lagrave. Tous droits réservés. - N° CNIL : 1001457