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Actualités

La chasse aux « cochons » est ouverte sur la presqu’île

Publié le Lun. 9 Octobre 2017

La métropole pourrait décider de renforcer les sanctions. Comme dans bon nombre d’autres villes de la métropole, la voie rapide entre Bassens et Ambarès-et-Lagrave voit fleurir des tas de gravats et détritus en tous genres à des endroits visibles ou plus éloignés de la route.
La métropole pourrait décider de renforcer les sanctions. Comme dans bon nombre d’autres villes de la métropole, la voie rapide entre Bassens et Ambarès-et-Lagrave voit fleurir des tas de gravats et détritus en tous genres à des endroits visibles ou plus éloignés de la route. © Photo G. R.

Pour tenter de lutter contre les dépôts sauvages de déchets, le maire d’Ambès lance un groupe Facebook Les cochons de la Presqu’île pour dénoncer ces actes

Les maires de la presqu’île en ont ras l’écharpe tricolore des malpropres qui salissent le territoire. Alors le premier édile d’Ambès, Kevin Subrenat, a créé un groupe Facebook intitulé Les cochons de la presqu’île. Le but : que les citoyens postent des photos des dépôts sauvages en indiquant l’endroit où ils se trouvent afin, espère-t-il, de passer l’envie aux dégoutants, se sentant ainsi cloues au pilori, de recommencer. Le groupe compte pour le moment 144 abonnés. Les photos postées ont été vues par environ 130 personnes.

Les meilleurs spots pour les malappris qui jettent en pleine nature au lieu de se déplacer jusqu’à la déchetterie sont les zones accessibles en voiture mais à l’écart des habitations. Ils commettent leur nuisance nuitamment de préférence pour ne pas se faire pincer par la patrouille.

Pots de yaourt et amiante

Alors, a un moment donne, faut que ça cesse. ? Nous faisons des efforts pour que les villes soient agréables et les actes d’incivilité engendrent le mouvement inverse ?, s’agace Jean-Pierre Turon, le maire de Bassens. Sur un bord de route, surtout la voie rapide entre Bassens, Ambarès-et-Lagrave et Bassens, au détour d’un chemin, au fond d’un espace enherbé a l’abri des regards s’entassent gravats, planches, morceaux de béton, pots de yaourts vides, plaques de plâtre, vêtements abimés, bidons d’huile, vieux papiers et même de l’amiante. Impossible de déterminer les fautifs. A moins de les prendre la main dans le pot de confiture. Car certains, tout aussi ânes que cochons, laissent, au milieu des saletés, quelques indices qui finissent par les trahir. Kevin Subrenat, maire d’Ambès, et Josiane Zambon, maire de Saint-Louis-de-Montferrand, ne se sont pas privés de tirer les oreilles des responsables découverts et leur faire vider les lieux.

? Quand je vois un nouveau dépôt, je me rends sur place et je fouille, ne plaisante pas Josiane Zambon. Par deux fois, j’ai trouvé des factures alors j’ai téléphoné aux entreprises nommées. Je leur ai demandé de venir nettoyer et je suis restée sur place pour m’assurer que c’était bien fait ! Il m’est aussi arrivé de poursuivre en justice. ? Kevin Subrenat fait de même. ? Un jour, j’ai trouvé une facture. Une fois, dans un vieux meuble, une carte postale. Dans ce cas, je joins les responsables et les somme de réparer les dégâts. Le policier municipal se rend sur les lieux dès qu’il peut et peut verbaliser. ? Les maires, sans vouloir stigmatiser, désignent tout de même certaines entreprises ou artisans qui, étant obligés de payer pour déverser leurs gravats, préfèrent le faire sur un bord de route alors qu’ils ont bien souvent facturé le service à leur client. A Bassens, Jean-Pierre Turon connait les zones de poubelles sauvages. ? Le long de la voie rapide vers Ambarès et devant la déchetterie lorsqu’elle est fermée. Les gens laissent leurs dépôts juste devant. C’est notre principal problème mais il existe bien d’autres zones où nous sommes vigilants. ?

Dénoncer publiquement

Depuis Ambes, le groupe Facebook poste quelques photos des tas de déchets. ? On organise des journées de nettoyage de la ville, explique Kevin Subrenat, ce la mobilise des citoyens dont pas mal d’enfants. Ce n’est pas pour que d’autres, ensuite, salissent. ?

Les maires des communes alentours sont favorables à cette idée tout en travaillant ensemble, en métropole, à renforcer le service de gestion des déchets (lire par ailleurs). ? Je m’inscris dans la nécessité de dénoncer publiquement les auteurs de ces décharges sauvages, dit-elle, et de les sanctionner sévèrement. Il ne faut pas, pour autant, laisser croire que ce fléau ne se trouve que sur la presqu’île : toutes les communes en bordure de métropole comportant des zones de verdure sont touchées de la même manière. ? Michel Héritié, maire d’Ambarès-et-Lagrave, se trouve lui aussi confronte au problème mais ne goûte guère le titre du groupe Facebook.

Une appli sur smartphone

Sa commune a mis en place une application pour smartphone destinée à signaler toute anomalie sur la voie publique ambaresienne, avec prise de photos à l’appui. L’application s’appelle SignA & L. ? Au-delà des décharges, on peut prendre des photos de trous dans la chaussée, une lampe défectueuse, etc. ? décrit le maire.

? Nous sommes confrontés aux dépôts sauvages depuis des dizaines d’années, poursuit-il. Nous organisons des opérations de nettoyage avec les habitants. A chaque fois que l’on voit des déchets, on le signale à métropole. Nous menons des campagnes de sensibilisation. Lorsque l’on trouve des indices dans les dépôts sauvages, comme des factures, et que l’on envoie la plainte au parquet, malheureusement, elle est souvent classée sans suite. ?

Le maire d’Ambarès-et-Lagrave pointe en outre du doigt les conséquences pour les communes. ? Lorsque l’on trouve de l’amiante sous forme d’éverite, on ne peut pas l’enlever par nous-mêmes. Il faut faire appel à des entreprises spécialisées donc cela coûte cher à la communauté. ?

Pour faire passer aux ostrogoths l’archaïque réflexe de balancer les poubelles par la fenêtre, les élus ont un objectif : intervenir rapidement. ? Car dès qu’un tas se crée, il attire le dépôt sauvage, précise Josiane Zambon. Il faut donc l’éliminer le plus vite possible. ? C’est le travail que mène Bordeaux métropole.

 

LA MÉTROPOLE MET EN PLACE UN PLAN

Le cas de la presqu’île est loin d’être isolé. D’autres villes comme Saint-Aubin- de-Médoc ou Villenave-d’Ornon sont confrontés aux mêmes faits. Bordeaux Métropole, chargée de gérer les déchets des villes membres, a pris en charge le problème. Son président, Alain Juppé, a annoncé que des solutions seraient envisagées pour permettre aux services d’intervenir plus rapidement. Josiane Zambon, maire de Saint-Louis-de-Montferrand, estime que « l’accès aux déchetteries doit être facilité pour les entreprises. La métropole nous a déjà aidés pour obtenir un grappin ou poser des moellons de terre pour empêcher l’accès aux zones de décharges sauvages. » La métropole envisage un plan déchet avec davantage de moyens, un renforcement de la surveillance.

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
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