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La rigueur pour investir

Publié le Mer. 12 Avril 2017

Première provision, cette année, un millions d’euros en vue de la construction de la nouvelle piscine municipale. L’ancienne est fermée depuis de nombreux mois.
Première provision, cette année, un millions d’euros en vue de la construction de la nouvelle piscine municipale. L’ancienne est fermée depuis de nombreux mois. © Photo ARCHIVES YANNICK DELNESTE

La majorité investit 7 000 000 euros et envisage de serrer encore plus ses dépenses. L’opposition vote contre, y compris la hausse de 1 % des taux de fiscalité.

 

« Je ne suis pas membre de la commission des finances et j’ai le droit de demander des explications. » Le petit public assistant au conseil municipal, lundi soir, a dû se retrouver dans ces propos tenus par Gilbert Giraud (Le Bien Vivre à Ambarès-et-Lagrave), lassé que Sylvie Pedro De Barro, l’adjointe aux finances, fasse au plus court dans la présentation du compte administratif et du budget. La formule « vu en commission des finances du 28 mars 2017 » doit suffire et dans le cas contraire, elle invite à s’en remettre « aux pièces jointes » du courrier électronique adressé à chaque élu en amont de la séance.

Trop peu au goût de David Poulain (Ambarès-et-Lagrave, notre parti pris) qui demande quelle mesure est envisagée pour « stopper l’effet ciseau », la progression des dépenses plus forte que les recettes. « En réduisant les dépenses de fonctionnement », répond l’adjointe citant également « les effets de la mutualisation » métropolitaine attendus « pas avant 2019, 2020 ».

« 18,4 sur 20 en gestion »

Cette compression des dépenses porte ses fruits au moins sur le strict plan comptable lequel s’achève pour l’exercice 2016 sur un excédent de 1 000 000 euros. L’investissement affiche 598 000 euros. Il n’y a donc pas péril en la demeure ambarésienne, contrairement à ce que prétend un David Poulain alarmiste. À l’excès, selon le maire socialiste Michel Héritié, qui abrège, « On ne va pas rouvrir le débat ». Sylvie Pedro de Barro a un argument béton sur « la qualité des comptables » de la collectivité. C’est le « 18,4 / 20 attribué par la Direction générale des finances publiques pour l’exercice 2015 » ou encore « l’excellente qualité du mandatement » de la municipalité.

Il n’est pas encore question du budget de l’année que Claude Rosell (Rassemblement pour Ambarès-et-Lagrave) s’inquiète d’une augmentation des taux de la fiscalité locale. « +1 % », lui répond l’adjointe aux finances. Tous les groupes d’opposition présents voteront contre. Une augmentation dont le produit est une goutte d’eau par rapport à la baisse de 2 000 000 euros des dotations d’État cumulée sur les quatre dernières années.

Fabrice Poulain revient à sa posture, Ambarès pratique « du matraquage » de contribuables au vu des taux de fiscalité qu’il compare à ceux, en moyenne des villes françaises de la même strate. « Des informations mensongères », rétorque Nordine Guendes, l’adjoint, convaincu qu’il est plus pertinent de les comparer à ceux des 27 autres communes de la Métropole.

En concluant à « l’incompétence des élus de cette commune », M. Poulain s’attire les foudres de la majorité. Annabelle Gourviat la première. « 7 000 000 euros d’investissement, c’est rien, et vous dites que l’on ne fait rien, c’est une honte », lui envoie-t-elle en colère avant que le maire le prie de « ne pas être insultant ».

Subventions : « au plus juste »

Après le budget et le vote contre des groupes d’opposition, David Poulain s’est abstenu sur les subventions. C’est lui qui a répondu à Gilbert Giraud, à propos de la différence entre 2016 et 2017 de l’enveloppe globale. « + 5 000 euros cette année, mais il n’y a que 30 associations contre 60, 70 il y a 10 ans », indique-t-il. Le global représente 430 468 euros, dont 412 000 pour l’ASA, l’ESA, Loisirs et culture. Le très pédagogue Alain Casaurang rappelle que les aides sont déterminées « en regard des éléments financiers fournis par les associations, les subventions étant adaptées aux besoins les plus justes ». « Une association n’en a pas demandé cette année », prend-il pour exemple vis-à-vis de celles qui penseraient pour voir capitaliser. La règle repose sur « une subvention ordinaire » et le cas échéant « une subvention sur projet ». Gilbert Giraud dit « saluer le travail remarquable, très précis » accompli par Alain Casaurang. Après une polémique lancée par David Poulain à propos du marché de Noël, ce dernier a assumé ne pas attribuer de subvention à une association « au motif que celle-ci peut recevoir de l’argent de la part d’organismes politiques ».

Dominique Andrieux

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
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