Connectez-vous !

J'ai perdu mon mot de passe

Vous n'avez pas encore de compte ? Créer un compte maintenant
Avec un compte vous pouvez entre autre suivre vos informations de fiches familles et enfants et les réinscrire chaque année, vous pouvez aussi gérer votre fiche association


Si vous rencontrez un problème, n'hésitez pas à contacter le webmaster@ville-ambaresetlagrave.fr

Connectez-vous !
Bannière
INFOS FLASHRénovation de routes

Actualités

Le conseil municipal contre le projet de loi Blanquer

Publié le Ven. 19 Avril 2019

© Photo http://www.freepik.com">Designed by Freepik

Le 19 février, l’Assemblée natio­nale a voté en première lecture le projet de réforme proposé par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Le projet de loi, intitulé « Pour une école de la confiance », vise entre autre à rassembler collège et écoles d’un même secteur au sein d’un établissement commun, permet­tant ainsi une mutualisation des charges administratives. Lors du conseil municipal du 15 avril, les élus ont voté une motion contre ce projet de loi, regrettant l’absence de concertation avec les ensei­gnants et les élus locaux.

Découvrez la motion :

Alors que la colère des enseignants grandit dans notre pays, qu’ils travaillent dans des conditions difficiles pour des salaires ne correspondant pas à leur statut de cadre A de la fonction publique, le projet de loi « École de la confiance » était l’occasion de répondre à une partie de leurs revendications. Il n’en est rien !

Le conseil municipal d’Ambarès-et-Lagrave juge que ce projet de loi vient affaiblir encore un peu plus notre école républicaine. Le Gouvernement n’a pas fait grand cas de l’avis défavorable émis par l’ensemble des instances consultatives à l’encontre de ce texte. Nombre de mesures ne figuraient pas dans le projet de loi initial.

Funeste pratique pour éviter débat et concertation, preuve d’un mépris sans vergogne. En effet, l’amendement AC-501 adopté en commission des affaires culturelles et de l’éducation s’est imposé sans aucune concertation préalable, sans aucun avis du conseil d’Etat, ni aucune étude d’impact.

L’absence de concertation est une provocation supplémentaire dans une période où le sens des responsabilités appelle à ne négliger ni les corps intermédiaires et ni les élus locaux.

Ce texte mentionne des dispositions contraires aux besoins d’une école se donnant les moyens de la réussite pour tous :

Le rappel au devoir de réserve (article 1 de la loi) n’est qu’une volonté de museler la parole des enseignants et d’étouffer toute contestation ;

La création des établissements des savoirs fondamentaux (article 6) regroupant un collège et plusieurs écoles cache, sous couvert d’harmonisation, un changement profond de la structure administrative de l’école républicaine en l’éloignant un peu plus du quotidien des élèves et de leurs parents. C’est un changement idéologique sans visée pédagogique ni consultation des équipes enseignantes qui aboutira à la suppression des postes de directeurs d’école pourtant les premiers interlocuteurs de proximité ;

L’instruction obligatoire dès 3 ans (articles 2 à 4), sous couvert de disposition louable, cache un cadeau à l’enseignement privé. Alors que 97 % des enfants sont déjà scolarisés à cet âge-là, cette disposition va obliger les collectivités territoriales à participer aux dépenses des maternelles privées sous contrat. Cet argent ne pourra être pris qu’au détriment de l’enseignement public, qui lui assure mixité scolaire et sociale ;

La réforme de la formation des enseignants permet de confier jusqu’à huit heures de cours hebdomadaires à des étudiants de licence dans des établissements primaires ou secondaires. Tout cela se fera au détriment d’une qualité d’enseignement et vise certainement sans le dire à répondre à des logiques incongrues de restriction budgétaire.

S’il est légitime de vouloir une évolution de l’institution scolaire, elle ne peut se faire sans écouter ses personnels et reconnaître leurs qualifications et compétences.

A la suite à une réunion avec les directeurs d’école, à l’écoute de leur expertise en ce domaine, le conseil municipal d’Ambarès-et-Lagrave demande que soient inscrits dans la loi :

La nécessité d’un maillage scolaire pensé avec tous les partenaires de manière à permettre un aménagement équilibré de l’ensemble des territoires ;

Le maintien, y compris dans le cadre des évolutions liées à la mise en place de l’école du socle, de structures éducatives à taille humaine sans qu’elles soient imposées aux équipes éducatives ;

La reconnaissance de la proximité indispensable du directeur dans chaque école ;

La compensation financière intégrale par l’Etat de l’instruction obligatoire à 3 ans ;

La considération à sa juste valeur du métier d’enseignant, notamment dans le cadre de la réforme de la formation.

EmailFacebookGoogleLinkedInTumblrTwitter
RSS Flux RSS Mentions Légales Mentions légales - Mentions Légales Extranet Copyright © 2019 Ville d'Ambarès & Lagrave. Tous droits réservés. - N° CNIL : 1001457