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Les globe-trotteuses font le tour du monde du jeu

Publié le Lun. 23 Décembre 2019

Laurie Molinari et Oriane Pecorini ont déjà rencontré sept groupes d’enfants au cours de la première moitié de leur parcours.
Laurie Molinari et Oriane Pecorini ont déjà rencontré sept groupes d’enfants au cours de la première moitié de leur parcours. © Photo PHOTO CLAUDE PETIT

AMBARÈS-ET-LAGRAVE Laurie Molinari et Oriane Pecorini vont traverser douze pays pour comprendre comment les enfants utilisent le jeu selon leur culture. Elles créeront un carnet de route

Sac sur le dos, ces globe-trotteuses partent faire un tour du monde du jeu. Laurie Molinari et Oriane Pecorini vont parcourir douze pays à la rencontre d’enfants de 7 à 12 ans pour comprendre comment le jeu est utilisé dans les différentes cultures. Les jeunes fondatrices du projet Voya’jeu organisent une chaîne internationale ludique car, à chaque escale, elles apportent aux enfants rencontrés un jeu donné par ceux du pays précédent.

De surcroît, des lettres, photos ou vidéos accompagnent ce cadeau, de manière à faire connaissance au-delà des frontières. À l’issue de leur projet d’une année, elles projettent d’éditer un carnet de route et de se rendre dans les écoles girondines pour partager leur expérience avec les écoliers.

Laurie Molinari et Oriane Pecorini ont déjà effectué la moitié du parcours prévu. Entre mai et décembre, elles ont observé les enfants jouer en Géorgie, en Égypte, au Sénégal, au Népal, au Vietnam, au Laos et en Thaïlande. A chaque étape, elles restent entre trois semaines et un mois. Actuellement, elles se trouvent en Laponie finlandaise, histoire d’aller vérifier que le Père Noël existe vraiment.

Âme d’enfant, oeil de pro

Une tête bien faite sur des épaules solides, beaucoup de sensibilité, une organisation au cordeau, les voyageuses animatrices socioculturelles de 22 et 26 ans allient une âme d’enfant et le regard du professionnel. Lorsqu’elles débarquent dans un pays, elles s’enquièrent de l’école francophone ou anglophone la plus proche et s’y rendent. Elles frappent, expliquent leur projet et sont invitées à entrer dans une classe. « Nous commençons toujours par nous présenter, explique Laurie Molinari. Ensuite, pour briser la glace, on lance des petits jeux pour se connaître : décris-toi, ta couleur préférée, ton portrait chinois… » Elles montrent aux écoliers la vidéo, les dessins, BD ou lettres que leur ont adressés les enfants rencontrés dans le pays précédent. « C’est touchant de voir comment ils sont émus de voir que d’autres enfants, ailleurs dans le monde, pensent à eux », sourit Oriane Pecorini.

Le foot et cache-cache

Elles observent les écoliers s’amuser dans la cour de leur école. « En Géorgie, il n’y avait même pas de cour, les enfants jouaient dans les couloirs, avaient le droit d’écrire sur les murs, ils étaient très respectueux de leur école », se souvient Oriane. Les « voya’jeuses » notent que « dans tous les pays, les enfants jouent au foot, à des jeux à s’attraper, à cache-cache ou à des jeux d’affrontement par équipes ».

Au Sénégal tout autant qu’en Thaïlande ou au Népal, elles ont observé que « les jeux de société ont souvent pour objectif la rapidité ». Laurie Molinari a laissé un bout d’elle-même à Luang Prabang, au Laos. « On ne parlait pas la même langue mais on communiquait avec des sourires ou des dessins, les enfants nous ont fait beaucoup de câlins. » Oriane Pecorini évoque Dakar avec une émotion dans la voix. « Ils avaient à peine un stylo pour trois et pourtant ils étaient à fond dans notre projet, ils ont donné toute leur énergie. Ils ont écrit de très belles lettres. J’ai été bouleversée quand il a fallu partir. »

Sur leurs réseaux sociaux, Voya’jeu est connu. « Au Népal, des animateurs volontaires nous ont dit : « On vous connaît, vous êtes les filles de Voya’jeu ». À l’hôtel au Sénégal, on nous a aussi reconnues ! » soulignentelles.

En Thaïlande, l’école leur a fait un don de 300 euros pour leur permettre de poursuivre ce partage entre les enfants du monde. Laurie la blonde et Oriane la brune repartiront le 13 janvier, cap sur la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Chili et le Pérou. Leur association, Cenvizages, leur permet de récolter des fonds pour poursuivre ce projet. Une collecte est possible sur helloasso.com « Voya’jeu autour du monde ».

« L’enfant apprend absolument tout par le jeu »

Laurence Renaud est enseignante à l’Institut de formation en psychomotricité de Bordeaux et cofondatrice de l’Institut de la parentalité à Floirac. « L’enfant apprend absolument tout par le jeu. Adulte, on entend par ‘‘jeu’’ l’aspect ludique, mais, pour lui, c’est presque son travail car il découvre le monde, il construit sa pensée. Par exemple, à travers le coucou-caché, il découvre qu’un objet continue d’exister même s’il ne le voit plus. Le ‘‘faire semblant’’, c’est l’appropriation des relations aux autres, des codes de socialisation. L’enfant découvre ses compétences dans son corps et sa relation aux autres. Le jeu n’a de sens que dans la relation à l’autre. »

Valérie Gosselin est psychomotricienne et directrice de la crèche de Bassens. « Le jeu est la voie royale de l’apprentissage. C’est par le plaisir de jouer que l’enfant construit sa personnalité, le langage, le mouvement. Le tout-petit aime les jeux de manipulation. En grandissant, les règles apparaissent, il préfère les jeux symboliques où il imite l’adulte. C’est une façon pour lui d’appréhender ses peurs, ses joies, de dire des choses. Tout y est : le réel, l’imaginaire et le symbolique. Et puis les jeux de société servent à apprendre les règles sociétales sans enjeux, quand on va en prison au Monopoly, ce n’est pas pour de vrai ! Quand ils sont petits, ils ont besoin d’un adulte pour jouer avec eux. Mais, ensuite, ils peuvent jouer seuls. L’ennui est très important car l’enfant n’aime pas s’ennuyer et va donc trouver des idées, cela développe son imagination et son intelligence. Même un carton peut devenir un château. En revanche, les écrans ne sont pas des jeux et ils sont toxiques pour les enfants de moins de 6 ans. »

Gaëlle Richard

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave, Bassens » & St Louis de Montferrand
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