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Refuges : la preuve par 10

Publié le Lun. 18 Septembre 2017

Les Guetteurs à Bègles, en bord de Garonne, à deux pas du centre commercial Rives d’Arcins : un des plus gros succès.
Les Guetteurs à Bègles, en bord de Garonne, à deux pas du centre commercial Rives d’Arcins : un des plus gros succès. © Photo ARCHIVES « SO »

BORDEAUX-BRUGES Aujourd’hui, au bord du Lac au nord de l’agglomération, le dixième refuge périurbain ouvre ses portes. L’avant-dernier abri artistique et gratuit d’une collection hors-norme Emulsion-émotion. Les pêcheurs, coureurs à pied, usagers du club de voile et même automobilistes du boulevard Chaban-Delmas l’ont vu surgir il y a quelques jours. Quelques railleurs développent la métaphore scatologique (beaucoup moins évidente que la Cite du vin si on va par la), la majorité opte pour les deux images voulues par les artistes Mrzyl et Moriceau : un coquillage ou une glace à l’italienne. Soit Neptunea, le dixième refuge périurbain ouvert par la Métropole bordelaise, les collectifs Bruit du frigo et Zébra 3.

Les fondamentaux de cette collection délicieusement surréaliste d’abris disseminés aux quatre coins de l’agglomération sont là : une œuvre contemporaine, accessible à tous et dont les performeurs sont les habitants d’une nuit. « Un refuge doit être une oeuvre et un lieu grand public », résume Frédéric Latherrade, le directeur du collectif Zébra 3 qui assure le commissariat de ces créations en alternance avec Bruit du frigo. « On aime choisir des artistes qu’on n’attend pas forcement dans l’architecture et la sculpture. »

Les dessinateurs Petra Mrzyk et Jean-François Moriceau signent ainsi Neptunea, déclinaison de leur univers onirique, enfantin mais toujours accessible. Les plus férus évoqueront la maison-coque des Hausermann, constructeurs du courant utopique comme Chaneac et Lovag. D’autres, un chouia plus nombreux, penseront au Bonhomme Michelin ou a la maison des Barbapapa dont les créateurs se sont inspire des Hausermann d’ailleurs. Ce qui est chouette avec ces refuges, c’est que tout le monde s’y retrouve, propre et figure.

Spartiate et magique

Deux niveaux pour six couchages collectifs, une table, six chaises, une balayette, une pelle, un extincteur et une alarme-incendie comme seuls équipements : le refuge en reste un, spartiate, sans eau ni électricité, obligeant le visiteur à prévoir ses moyens de subsistance. « On s’est déjà fait Le Nuage à Lormont et Le Tronc creux à Pessac », se réjouit Jean-Louis Dupierre, en RTT et en short alerte autour du Lac hier matin. Le Bordelais habite à 500 mètres. « Mais quel que soit le refuge, on est ailleurs près de chez soi. Magique ! » dit-il. Pas mieux !

 

 

 

Pris d’assaut et relais de rando

FRÉQUENTATION Réservables gratuitement à la nuit, les refuges sont attribués chaque mois en quelques minutes. Les randonneurs sont choyés Dépêche Mode n’a rien inventé. Les places des refuges métropolitains partent en quelques minutes chaque premier jour ouvré du mois (1), obligeant les candidats à user de stratégies pointues pour pouvoir décrocher une nuit. « On compte 2 500 connexions ces jours-là », renseigne Michel Héritié, maire d’Ambarès et élu métropolitain délégué au soutien culturel. La Métropole finance la construction des refuges, à raison de 75 000 euros pour les plus récents. Le onzième et dernier sera implanté à Mérignac l’an prochain. « On constate qu’il y a beaucoup de mobilité : les gens de la rive gauche viennent découvrir des lieux méconnus de la rive droite et vice versa », poursuit l’élu. Cet été, les refuges ont donc affiché complet tous les jours, une seule annulation de dernière minute a été déplorée.

« Assez miraculeux, cette histoire », sourit Yvan Detraz de Bruit du frigo. Le géographe de formation rêve de randonnées périurbaines depuis vingt ans, alors qu’il était encore étudiant à Bruxelles. « Pour une étude sur l’agglomération, j’avais proposé d’en faire le tour à pied, raconte-t-il. J’ai découvert le plaisir du mélange de paysages très différents qui font la ville. »

Un guide de randos bientôt

Dans son esprit, le refuge sert avant tout à mailler un territoire de randonnées sur l’agglomération, du Nuage lormontais en 2010 au Neptunea bordelais ce week-end. Aujourd’hui, Bruit du frigo réunit ainsi une centaine de randonneurs pour aller du Haillan où le refuge du Haut Perche sera inauguré après son ouverture en juillet, à Neptunea, dont le ruban sera coupé le soir.

« Comme ailleurs, la randonnée de proximité a de plus en plus de succès, insiste-t-il. Après le dernier refuge, nous continuerons à faire vivre ce projet. » Depuis cette année déjà, les randonneurs qui prévoient d’aller d’un refuge à l’autre, sont privilégiés dans les réservations. Un guide et site Internet de 15 randos-boucles journalières sur 300 km de diversité périurbaine seront proposés la saison prochaine.

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
http://www.sudouest.fr/
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
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