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Rive droite : deux maires raccrochent

Publié le Lun. 13 Janvier 2020

© Photo DR

BASSENS/AMBARES-ET-LAGRAVE Élus en 1977, Jean-Pierre Turon et Michel Héritié vivent leurs derniers voeux et conseil municipal

Jean-Pierre Turon a ceint l’écharpe d’élu en 1977 à Bassens. Michel Héritié a fait ses premiers pas d’élu, lui aussi, cette même année à Ambarès-et-Lagrave. Ces deux maires sont des figures de la vie politique de la rive droite. A quelques semaines de passer le flambeau, les deux édiles de gauche président à leur dernière cérémonie des voeux et dernier conseil municipal.

Jean-Pierre Turon sait déjà qu’il sera débordé à partir de mars 2020. Cela ne changera pas de sa vie d’avant. Élu à Bassens depuis 43 ans, maire depuis 2001, il est de ceux qui arrivent tôt et repartent tard. Quand on lui demande ce qui a poussé son engagement en politique, il remonte jusqu’à l’École normale supérieure, l’école des instituteurs. « À 14 ans, nous étions sensibilisés à la gestion de la vie communale car, à cette époque, l’instituteur était susceptible de devenir secrétaire de mairie », raconte l’ancien professeur d’histoire et géographie au collège, devenu Aliénor-d’Aquitaine.

Après un premier poste à Lormont, le Bordelais « de quartier modeste » achète un terrain à Bassens « et je n’ai plus bougé de là alors que l’on m’avait dit pis que pendre de la rive droite », sourit-il. En 1974, il obtient l’agrégation et ressent l’envie « de faire quelque chose de concret ». Il est élu, s’occupe de l’enseignement et planche sur le développement du territoire. L’oeil de l’agrégé en géographie humaine se régale sur cette commune « rurale dans sa structuration et son état d’esprit, et urbaine avec la zone industrielle et portuaire ».

Conseiller municipal à 21 ans

De ces années, il trace deux grandes périodes politiques. « Lors de la première, avec les deux maires aux côtés de qui j’étais élu, nous nous sommes attachés à donner à la commune une progression limitée car la population avait doublé entre les années 60 et 75 sans, comme cela se faisait à l’époque, que les services suivent la courbe. » Une fois les bases posées, la deuxième phase « d’équipement et d’embellissement a pu être enclenchée. »

À Ambarès-et-Lagrave, dans le même temps, le jeune Michel Héritié, conseiller municipal à 21 ans, faisait figure de benjamin à son arrivée à la CUB en 1989 : « Le maire Henri Houdebert m’avait demandé d’être sur sa liste parce que j’étais étudiant en maîtrise de droit public. » L’enfant de la commune y mène toute sa scolarité avant de travailler à l’Urssaf de la Gironde jusqu’en 2008. « Au début, je me suis dit que cet engagement pourrait enrichir mon parcours d’étudiant… Pour le moins ! » Il est élu maire en 2004.

De ces années, il retrace quatre grandes périodes. « Lors du premier mandat, j’ai surtout appris la fonction d’élu mais aussi à travailler avec la population. Entre 1983 et 2004, mes différentes délégations, notamment à l’urbanisme et à la CUB, m’ont permis de prendre la mesure des combats à livrer pour défendre les intérêts de ma ville. Entre 2004 et 2014, surtout en 2008 où j’ai été vice-président de la CUB en charge des infrastructures ferroviaires et routières, je retiendrai surtout la bataille avec RFF pour obtenir des compensations pour le passage chez nous de la ligne LGV. À partir de 2014, à la commission culture et sport, j’ai découvert des gens et un univers formidables. »

Sur soi, sur l’être humain

La fonction de maire engendrant un rapport quotidien avec les administrés, ces deux édiles ont cotoyé plusieurs générations. Qu’ont-ils appris sur eux-mêmes et sur l’être humain durant ces 43 années ? Jean-Pierre Turon explique : « Sur les gens : qu’il y a du bon dans chacun et que pour le faire ressortir, il faut le valoriser. Sur moi-même : qu’il faut savoir tenir le cap que l’on s’est fixé tout en étant capable de sans arrêt composer, et que pour convaincre, il faut expliquer. » Michel Héritié réfléchit. « Si je dois retenir une chose, c’est combien on s’enrichit des autres et de la différence. »

Au long de leur parcours, ils n’ont eu de cesse de mener plusieurs combats. Jean-Pierre Turon cite pêlemêle : « L’opération de renouvellement urbain du Bousquet et celle qui se prépare, la création de la médiathèque, les Terrasses du Bousquet, les services publics… » Michel Héritié tranche sans hésitation : « La LGV. Elle a été mise en service en 2017 mais nous avions des contacts avec RFF et l’État depuis 1996 ! »

À l’aube de leur nouvelle vie, les deux maires entendent profiter de leur liberté recouvrée. Dans l’associatif pour Jean-Pierre Turon. Dans les voyages et la famille pour Michel Héritié. Entrés en politique la même année, ils raccrocheront leur écharpe tricolore le même soir.

 

Gaëlle Richard

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave, Bassens » & St Louis de Montferrand
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