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Une histoire de racines

Publié le Mar. 26 Décembre 2017

Philippe Duhamel et les palmiers qu’il a réussi à faire pousser en son jardin ambarésien.
Philippe Duhamel et les palmiers qu’il a réussi à faire pousser en son jardin ambarésien. © Photo photo g. b.

Philippe Duhamel, devenu écrivain sur le tard, raconte, dans « Des fleurs sur une tombe », comment il a lutté pour retrouver la trace d’un père qu’il n’a jamais connu.

Avant d’inviter le visiteur à l’intérieur de son pavillon d’Ambarès, Philippe Duhamel lui fait faire le tour du jardin. « Je suis venu ici il y a dix-huit ans, pour ma retraite, raconte cet ex-commercial dans le textile. J’ai longtemps vécu à Paris et à chaque fois que je me déplaçais pour mon travail, je voyais le ciel bleu… C’est un climat propice à l’inspiration. »

Un climat également propice à faire pousser toutes sortes d’arbres, de l’eucalyptus chasseur de moustiques – « depuis que je l’ai planté, il n’y en a plus un ici?! » – au séquoïa, en passant par une impressionnante collection de palmiers. Philippe Duhamel n’est pas peu fier d’avoir réussi à faire « prendre racine » aux variétés les plus diverses issues de quatre continents.

Sur les traces du père

Est-ce un hasard?? Celui que « rien ne disposait à être écrivain » s’est penché sur son histoire personnelle pour en tirer un roman autobiographique, « Des fleurs sur une tombe », paru cet automne (1). Lui qui a publié, d’abord à compte d’auteur, plusieurs essais, puis des romans historiques aux éditions des Régionalismes, a cherché les traces de ce père jamais connu, ouvrier agricole polonais exilé dans le nord de la France pour y travailler la terre. « Ma mère m’a eu très jeune, dans un milieu agricole très puritain, et a été rejetée par sa famille. Elle m’a confié durant quatre ans à une nourrice. Elle ne m’a jamais raconté ce qui s’était passé. »

Lui qui a été baptisé dix-neuf jours après sa naissance a dû attendre quatre ans pour avoir un nom de famille – « on appelait les enfants non reconnus par leurs deux premiers prénoms. On m’appelait François Philippe… Enfin, je ne sais même pas comment on m’appelait », confie-t-il.

Il lui faudra attendre plusieurs décennies pour se lancer dans cette quête d’identité. « Je ne me posais pas questions. Mais la psychogénéalogie vous rattrape toujours un jour… Vous ne pouvez pas y échapper. » Le jeu en valait la chandelle : Philippe Duhamel (qui porte le nom de son beau-père) va s’y employer avec force, découvrant au passage des secrets enfouis des générations avant la sienne.

Dans « Des fleurs sur une tombe », ce grand admirateur d’Albert Camus et Jean d’Ormesson romance avec pudeur l’histoire de ses parents telle qu’il l’imagine, mais avec force détails tirés des recherches qu’il a menées sur sa propre histoire familiale. Passant de la troisième à la première personne, ce récit est celui de toute une époque : celle où la guerre, le poids des traditions et, surtout, celui des secrets de famille ont alourdi l’existence de générations entières.

Acte de décès

Ce n’est pas un hasard non plus : Michelle, la femme de Philippe, ancienne prof d’anglais, pratique aujourd’hui la psychologie et notamment la constellation familiale, qui consiste à travailler en groupe sur sa généalogie. « Un jour, elle est allée voir ma mère et lui a dit : ‘‘Maintenant, ça suffit, il faut lui raconter’’. Ma mère m’a donné son nom. » Avec l’acte de décès de son père, il pourra remonter un peu la trace de sa famille en Pologne. Mais c’est surtout dans le village du nord de la France où s’était réfugiée sa mère que ses recherches seront le plus prolifiques.

« Le gros secret de famille, c’est moi. Le problème, c’est moi », écrit-il. Mais qu’on ne s’y trompe pas, son livre n’est en rien un nombrilisme

Depuis son jardin ambarésien rempli de palmiers exotiques, Philippe Duhamel peut sourire : il a retrouvé ses racines.

 

(1) « Des fleurs sur une tombe », éd. l’Harmattan, 11,80 €.

gabriel blaise

Cet article a été rédigé par un correspondant ou un journaliste du journal Sud Ouest
http://www.sudouest.fr/
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Correspondant Sud-Ouest : Denis Garreau, Ambarès et Lagrave & St Louis de Montferrand
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