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Le hip-hop se découvre en famille

Article publié le Lundi 9 Octobre 2017 à 10H ( paru dans SUD OUEST )
Catégories : Education, jeunesse - La mairie


Les danseurs de 15 à 37 ans sont venus de toute la France.
Les danseurs de 15 à 37 ans sont venus de toute la France. © DR

Samedi, la 6e édition du Pop’n’break Digital Battle a vu la confrontation d’une vingtaine de danseurs.

Au pied de l’arène, Tituan, 10 ans, ne veut pas manquer une miette du spectacle. Ce tout jeune danseur de hip-hop est venu avec sa maman de Martignas pour assister gratuitement au concours. Comme lui, une centaine d’enfants s’agglutinent autour du carré de danse, les yeux brillants.

« Cette compétition n’est surtout pas réservée aux professionnels de la danse. C’est un événement qu’on veut ouvert à tous et familial », tient à préciser Pascal Déliac, responsable du pôle culturel Ev@sion. Pour cela des tracts ont été diffusées dans les écoles de la ville et le public est au rendez-vous. Tous applaudissent les vingt danseurs s’affrontant sur la piste au rythme des sons hip-hop du DJ. Certains sont des « breakers » (danseurs au sol) et d’autres des « popeurs » (danseurs debout), deux styles qui ne sont pas habitués à être en confrontation. Enfin, deux speakers mènent la danse. « Allez les gars », « Oh?! Joli mouvement », chacun y va de son commentaire pour motiver la foule dans l’humour et la convivialité.

Une battle interactif 2.0

Pour cette compétition placée sous le signe du numérique, les prestations sont filmées et retransmises en direct sur Facebook. Les commentaires des internautes défilent sur deux écrans géants. Une caméra placée au sol permet de monter les mouvements les plus techniques des compétiteurs pour le plus grand bonheur des néophytes. Comme dans toute battle, le public est sollicité pour désigner un vainqueur. Après une confrontation, chacun doit brandir un papier bleu ou rouge pour élire son danseur préféré. Cette année, quelques spectateurs chanceux peuvent même jouer au DJ d’un jour et choisir sur une tablette tactile les musiques de chaque battle.

Ambiance bon enfant

Si sur scène les compétiteurs ne laissent place à aucune compassion, une fois dans les coulisses l’ambiance est bon enfant. « Tout le monde se connaît ici, on est super-contents de se retrouver », lance Laura, 16 ans, l’une des quatre danseuses du concours. Elle a été repérée par la compagnie Associés Crew de Cenon.

Pour son directeur, Babacar Cissé, la battle est un moment de partage : « Nos danseurs sont le plus souvent des amateurs. Ils viennent ici se dépasser mais aussi apprendre au contact des autres. »

Après quelques heures de danse, les juges Benjamin et Bakary, danseurs aguerris, l’un Bordelais et l’autre Parisien, s’isolent pour choisir les gagnants. Les critères sont simples : technique, propreté et musicalité.

Andy, le breaker, et Nesty, le popeur, ont fait sensation aux yeux du jury et de la foule et remportent le concours.

Nérissa Hémani