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Les élus attendent plus de la mutualisation

Article publié le Lundi 16 Octobre 2017 à 9H ( paru dans SUD OUEST )
Catégories : La mairie


Alain Juppé le confirme, la Métropole soutient la transformation en plage d’une partie du plan d’eau de La Blanche
Alain Juppé le confirme, la Métropole soutient la transformation en plage d’une partie du plan d’eau de La Blanche © MDC

Le tour des communes métropolitaines engagé par le président Alain Juppé a fait étape jeudi à Ambarès. Le but est de faire, avec le Conseil municipal, un point sur les opérations en cours ou à venir où Bordeaux Métropole est partenaire de la Ville et sur le bouleversement suscité par la mise en place, depuis 2016, du transfert de compétences vers l’entité communautaire et la mutualisation de services.

« Les communes qui ont mutualisé en sont satisfaites, évalue le président. On nous prédisait la catastrophe, il n’y en a pas eu. » Alain Juppé rappelle que, sur les deux premiers cycles, 45 agents de la ville d’Ambarès ont migré pour prendre le statut métropolitain. « Sur le principe du volontariat », précise-t-il après avoir reconnu que les débuts de cette nouvelle ère ont été logiquement difficiles.

Le maire socialiste, Michel Héritié, nuance ce bilan plutôt positif. Selon lui, « c’est le choc des cultures. » « Nous avons plus la culture de la proximité, les procédures sont plus longues, la réactivité n’est pas la même », détaille-t-il avant de prôner « une amélioration de la relation à l’usager pour éviter une dégradation. » Il prend l’exemple suivant, « parfois on discute de qui fait quoi. »

« Qualité de service inférieure »

Alain Juppé n’en attendait peut-être pas tant surtout que vu de son poste de premier adjoint en charge notamment des ressources humaines, Nordine Guendez s’est chargé de dire le reste.

« L’éloignement n’est pas favorable, la qualité de service est inférieure, c’est un point noir chez nous », dit-il. « Un délai de trois mois pour obtenir une nouvelle ligne téléphonique, ce n’est pas gérable. » Un peu plus tard, Gérard Lagofun, l’adjoint à l’aménagement urbain, cite l’exemple de la même veine, « la rétrocession des voiries d’un lotissement demande deux ans. »

Le président Juppé sollicite alors Thibault Rufas, le patron du pôle territorial de la rive droite, selon lequel il y a « la nécessité de se mettre autour d’une table pour créer une culture commune. » Il explique que la compétence relations humaines est « complexe du fait que la mutualisation est partielle. » Pour autant, les salaires des agents de la commune sont versés dans les temps. La difficulté est ailleurs et à l’en croire elle devrait être surmontée vu que « la volonté est de faire face ». Alain Juppé, lui qui était convaincu que la mutualisation de l’informatique avait beaucoup apporté aux communes, est tombé de haut quand les élus ambarésiens lui ont dit tout le contraire. Le positif, c’est, pour Michel Héritié, la compétence bâtiment. Il dit avoir apprécié les moyens intellectuels de la Métropole pour l’élaboration du dossier de construction de la future piscine municipale. Un équipement à propos duquel Alain Juppé rappelle que cet équipement est retenu dans le plan piscine métropolitain. Avec à la clé une participation financière qui a pesé lourd dans la décision de la municipalité de construire une piscine municipale en lieu et place de l’ancienne.

Les transports

À travers les interventions des élus, dont Laurent Barbe (Le Bien Vivre à Ambarès), la commune serait un parent pauvre en matière de transports urbains. Délai, fréquence, zone non desservie, il y a eu du mieux, mais c’est insuffisant. Alain Juppé dit que « les études sur la ligne de tram Bassens-Campus avancent bien, la liane 7 a déjà été sensiblement améliorée, la ligne A du tram est à améliorer », mais le compte n’y est pas. Ce qui contribue, selon les Ambarésiens, à aggraver l’état de congestion de la rocade. Le président Juppé a redit son intention de profiter des prochaines Assises de la mobilité pour « rouvrir le dossier du grand contournement de Bordeaux. »