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Piscine : le compte y est, sauf pour l’opposition

Article publié le Mercredi 13 Décembre 2017 à 9H ( paru dans SUD OUEST )
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Avec la subvention à venir de la Métropole, la ville aura obtenu un peu plus de 50 % d’aides financières pour la construction de la piscine.
Avec la subvention à venir de la Métropole, la ville aura obtenu un peu plus de 50 % d’aides financières pour la construction de la piscine. © DR

Si le maire se réjouit des subventions obtenues pour la construction de la piscine, David Poulain, lui, évoque « la promesse non tenue » de l’ex-président Madrelle.

Michel Hérité, le maire ambarésien, était tout heureux lundi soir d’énumérer les institutions ayant apporté leur contribution dans le projet de construction de la piscine municipale. Sylvie De Pedro Barro, l’adjointe aux finances, confirme un peu plus tard la subvention du Conseil départemental de la Gironde pour 648 000 euros accordée mi-novembre peu après les 600 000 euros octroyés par le Centre national pour le développement du sport. « Une très bonne nouvelle », commente le maire. Avant d’expliquer qu’il a fallu convaincre au niveau régional pour obtenir une validation nationale.

David Poulain, l’élu d’Ambarès-et-Lagrave, de la liste d’opposition Notre parti pris, revient sur la subvention du Département et se demande où est « le respect de la promesse du président » du Conseil général Philippe Madrelle, à l’époque des élections canto- nales, de contribuer à hauteur d’1 000 000 euros. L’ex-président Madrelle en prend pour son (ancien) grade. Gilbert Giraud, de la liste Le bien vivre à Ambarès-et-Lagrave, s’en tient au million d’euros et préfère tacler le maire. « Je vous applaudis », dit-il à propos des subventions obtenues.

« C’est un très beau projet mais il n’est pas porté par votre équipe, poursuit-il. En 2008, vous avez dit que la piscine, qui était obsolète, n’était pas votre priorité, on appelle ça une pirouette. » Annabelle Gourviat, la conseillère municipale toujours prête à défendre la politique de la majorité, s’indigne.

La Ville n’a rien perdu

Le maire reprend la main, réplique : « à vous entendre et vous lire, on pourrait croire que la majorité fait des choses grâce à vous. À l’époque, certains estimaient que pour rénover la piscine municipale, il suffisait de mettre 70 000 euros pour boucher les tuyaux », rappelle-t-il pour justifier le délai entre sa décision de fermer définitivement l’équipement en septembre 2014 et d’envisager sa démolition puis une construction neuve, en octobre 2016.

Nordine Guendez, le premier adjoint, a recontextualisé la subvention du Département en prenant soin d’éviter de polémiquer sur « la promesse non tenue » (dixit David Poulain) de l’ex-président Philippe Madrelle. Selon lui, « il n’y avait pas, à l’époque de cadre légal, pour subventionner la construction d’une piscine communale et c’est sous le lobbying exercé par le maire que le Département et son président Jean-Luc Gleyze ont mis en place un règlement d’intervention ».

Sylvie De Pedro Barro corrige David Poulain quand il prétend que « la différence entre le million d’euros et les 648 000 € de subvention est supportée par les Ambarésiens ». Ils s’y mettront à deux avec le maire pour indiquer que « dans le cas où le Département aurait attribué un million d’euros, il aurait fallu retrancher 352 000 € de la subvention de Bordeaux Métropole ».

Une métropole qui abonde à hauteur de 3 017 505 € pour une facture totale de 7 461 478 € (hors taxes), suffisamment pour que Michel Héritié « remercie le président Alain Juppé ».

Par avance puisque la délibération qui a déclenché les hostilités portait sur une demande de subvention (1 517 500 € dans le cadre du plan piscine) à Bordeaux Métropole. Les élus l’ont votée à l’unanimité.

Dominique Andrieux