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La vidéoprotection mais aussi la communication... Règlement de comptes

Article publié le Vendredi 2 Février 2018 à 9H ( paru dans SUD OUEST )
Catégories : La mairie - Education, jeunesse



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La Ville sera équipée de 15 caméras. Une décision coïncidant avec une recrudescence de la délinquance. « Il faut informer les administrés », selon l’opposition||Rythmes scolaires Après concertation et consultation des diverses composantes des écoles ambarésiennes, les élus ont acté cette option.

Le maire Michel Héritié a ouvert le Conseil municipal, lundi soir, en rendant un hommage appuyé à Pierre Daguan, cet Ambarésien ayant siégé au sein de cette même assemblée entre 1977 et 2001, disparu en début d’année après avoir connu une riche carrière de cycliste amateur puis de dirigeant. Minute de silence avant de passer à un préambule car le maire revient sur « un certain nombre d’incidents susceptible de créer un sentiment d’insécurité » chez les administrés. Préalablement, Gilbert Giraud (Le bien vivre à Ambarès-et-Lagrave), s’était entretenu avec lui sur le sujet. De même Claude Rosell (Rassemblement pour Ambarès-et-Lagrave) s’en était ému. Hasard?? Toujours est-il que quelques instants plus tard, les élus adoptent à l’unanimité la mise en place d’un système de vidéoprotection, « 15 caméras couvrant neuf sites fixes ».

Michel Héritié revient donc sur les événements, passe sur l’homicide, cite des faits de violence entre des jeunes dont « des Ambarésiens ayant fait l’objet d’un rappel à la loi ». À propos du trouble de la quiétude des habitants de la résidence Charles-de-Gaulle causé par des jeunes : « nous agissons en travaillant avec les partenaires, dont le bailleur ». Et ce lundi matin, il a profité de son entrevue avec le lieutenant-colonel Xavier Giletaux, commandant la compagnie de gendarmerie de Bouliac, venu en inspection à la brigade ambarésienne, pour qu’il fasse remonter à sa hiérarchie un problème de sous-effectif, « le ratio de la brigade est d’un gendarme pour 1 000 habitants or la norme est d’un gendarme pour 800 ».

Neuf sites fixes

La question de « la sécurité » revient cette fois dans l’ordre du jour. Sylvie De Pedro Barro rappelle que sur sollicitation de la Ville, le groupement de gendarmerie de la Gironde a remis, fin avril 2017, un diagnostic de vidéoprotection avant que ne soit lancée l’étude technique. Le dossier ambarésien est basé sur « l’amélioration de la tranquillité publique pour des actions s’inscrivant dans les schémas locaux de tranquillité publique ». Un des trois axes permettant à la municipalité de prétendre à 50 % de subvention de l’Etat sur un total de 114 000 euros.

Gilbert Giraud questionne sur le visionnage direct ou différé, Houria Zaïdi (Rassemblement pour Ambarès-et-Lagrave) veut en savoir plus. « On donnera tous les éléments dans la présentation du budget », rassure le maire. Nordine Guendez, son premier adjoint, indique que le visionnage différé peut être demandé par la gendarmerie, ou par demande écrite, et ajoute que « le fonctionnement de la vidéoprotection fera partie des missions du quatrième policier municipal recruté ».

Fabrice Poulain (Ambarès-et-Lagrave notre parti pris) vote pour mais persiste dans sa conviction qu’« on paye aujourd’hui les conséquences de la forte hausse de la population ». Gilbert Giraud et Claude Rossel sont sur la même ligne, ils recommandent au maire de communiquer avec les administrés pour limiter le sentiment d’insécurité.

 

Le maire socialiste Michel Héritié a informé, en début de séance, qu’il ne donnera pas suite à la demande de Fabrice Poulain de remplacer Henri Morel, au motif que cet élu n’aurait pas tenu son rôle de scrutateur lors d’élections de 2017. « Les conditions ne sont pas réunies », estime le maire, s’en tenant à l’article L 2121–5 du Code général des collectivités territoriales.

Petit rappel : Fabrice Poulain conduisait la liste Rassemblement pour Ambarès-et-Lagrave, qui compta quatre élus aux dernières municipales, dont Henri Morel. Le groupe s’est très vite désolidarisé, Fabrice Poulain étant depuis le seul élu du groupe d’opposition Ambarès-et-Lagrave notre parti pris. Son ex-collègue Claude Rosell a expliqué que « l’état de santé de M.Morel ne lui avait pas permis de rester au deuxième tour de la présidentielle ». En atteste un examen médical subi le lendemain.

Au second tour des législatives, Henri Morel avait prévenu le président du bureau de vote qu’il arriverait en retard. « Il y est resté et a participé au dépouillement », souligne son défenseur, avant de dire tout le mal qu’il pense de Fabrice Poulain. En fin de séance, ce dernier s’est posé en garant de la liste qu’il menait en 2014 bien qu’il n’en soit plus le chef de file.

Retour à la semaine à quatre jours

« Le retour à la semaine de quatre jours à la rentrée de septembre 2018 fait globalement consensus ». Nordine Guendez, adjoint à l’éducation enfance jeunesse, retire cet enseignement de « la réflexion globale (que) la Ville a menée sur les rythmes de l’enfant et l’organisation du temps scolaire périscolaire et extrascolaire associant l’ensemble des acteurs et partenaires ». Une démarche entamée après le décret de juin 2017 ouvrant des possibilités de dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelle et élémentaire publiques.

À charge aux postulants de remettre à l’académie une proposition conjointe d’une commune et d’un ou plusieurs conseils d’école ». À Ambarès, la Ville a procédé à une concertation avec les enseignants, représentants de parents d’élèves, Francas, associations, Éducation nationale, pour définir une organisation idéale du temps scolaire sur quatre jours. Ils ont travaillé sur « l’allongement de la durée de la matinée, plus favorable aux apprentissages », ce qui a conduit à un test sur une semaine revenant à réduire les la pause méridienne d’un quart d’heure ».

Autre paramètre retenu, le décalage entre les horaires de maternelle et d’élémentaire, pour faciliter l’organisation des familles ayant plusieurs enfants scolarisés.

Nordine Guendez rappelle que début décembre, « un sondage réalisé auprès des parents révèle une préférence à 70 % pour la semaine de quatre jours ». Les élus ont voté à l’unanimité en ce sens.

Laurent Barbe (Le bien vivre à Ambarès-et-Lagrave) s’est inquiété du coût. L’adjoint évoque la réalisation d’« une étude pour que le budget des familles soit le moins impossible impacté ». D’un côté, la Ville perdra la dotation de compensation que l’État lui verse dans le cadre de la semaine à 4,5 jours. De l’autre, le premier adjoint estime que les services trouveront, avec le nouveau rythme, une meilleure adéquation entre les besoins d’encadrement et les effectifs réels de l’ALSH (accueil de loisirs sans hébergement).

Dominique Andrieux