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Des plantes pour le toit

Article publié le Lundi 15 Octobre 2018 à 17H ( paru dans SUD OUEST )
Catégories : Economie-Emploi


Jean Christien, le chef de culture, applique le mélange contenant le sédum sur le substrat.
Jean Christien, le chef de culture, applique le mélange contenant le sédum sur le substrat. © DR

Le groupe Demonchy se lance dans la culture d’une plante grasse, le sédum, destinée à des toitures végétalisées. Treize hectares sont prêts à la culture.

 

Les communes de Saint-Vincent-de-Paul et d’Ambarès-et-Lagrave se partagent un immense gâteau nappé de vert. Hier, Vertige Green Factory – filiale du groupe Demonchy implanté à Cenon -, en a donné un aperçu en présentant à ses invités une parcelle de 13 hectares dédiée à la culture de sédum destinés à équiper des toits végétalisés. L’activité est lancée à Ambarès, chemin de l’Œil sur le terrain Andreau, autrefois occupé par des vignes.

Elle s’étalera prochainement chez la voisine de Saint-Vincent de Paul, sur les 17 hectares du terrain des Jaugues. Une perspective plus réjouissante pour cette parcelle ayant fait office de décharge de déchets inertes pour la société Fayat. « On se propose de faire une AOC Sédum de la Presqu’île », a lancé Didier Demonchy, président du groupe éponyme.

Dix mois de pousse

L’ambition, c’est que la filiale Vertige Green Factory produise les tapis de sédum en vue d’habiller les toitures des bâtiments construits par le groupe. « La loi de 2017 qui contraint toutes nouvelles constructions de supermarchés à être recouvertes soit de végétaux ou de panneaux photovoltaïques ouvre des perspectives intéressantes pour le groupe qui est constructeur de grands bâtiments », explique Marc Muret, en charge du développement.

« Un de nos atouts est que les tapis sont légers, ce qui ne nécessite pas de renforcer les soutiens et évite des surcoûts », ajoute Arnaud Desage, le gérant de Vertige Green Factory.

Hier, les maires Michel Héritié (Ambarès) et Max Coles (Saint-Vincent), Hubert Laporte, conseiller départemental, et son remplaçant Kevin Subrenat, ont planté symboliquement la première graine. De sédum, une plante grasse de la famille des succulentes. La grande majorité des 13 hectares ambarésiens est prête à la culture après les opérations de décapage, nivellement. « On n’a pas besoin de sols de qualité, on cultive en surface », note Arnaud Desage. Et de détailler, une feuille de polyane, de substrat, une grille géotextile, une nouvelle couche de substrat.

Les invités ont eu droit à une démonstration d’épandage du produit pâteux, vert à l’aide d’une machine. Un mélange dilué à l’eau composé entre autres de mousses et de l’inévitable sédum. « On a nos petits secrets », glisse malicieusement Arnaud Desage. « On est obligé de mettre en culture toute la surface en même temps », ajoute-t-il.

Il compte 10 mois de pousse, une phase qui exige « beaucoup d’eau » laquelle provient de trois puits. De quoi « réenclencher le cycle vertueux de la vie », comme dit Didier Demonchy.

dominique andrieux