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Ambarès : tout baigne à la nouvelle piscine Alain-Bernard

Article publié le Vendredi 4 Octobre 2019 à 8H ( paru dans SUD OUEST )
Catégories : La mairie - Sports



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LOISIRS : La piscine ouverte au public depuis le 15 septembre sera inaugurée ce soir par le champion qui lui donne son nom. Un équipement fonctionnel et moderne.

En face du collège Macé, le grand bâtiment clair se dresse comme s’il avait été là depuis toujours. Or c’est bien un équipement tout neuf qui a ouvert le 15 septembre dernier, à la place de l’ancien bassin. « J’avais annoncé vouloir moderniser la piscine existante, mais finalement, nous avons décidé de reconstruire. C’est plus économique et cela garantit une durée de vie bien supérieure. On est repartis pour 50 ans », se félicite le maire Michel Héritié, qui a appris à nager dans l’ancien bassin, mis en service en 1974. Trop vétuste, il a été fermé en 2014 pour lancer le projet livré cette année, après treize mois de travaux.

Deux bassins

En pénétrant dans le hall d’accueil, le visiteur est directement plongé dans l’ambiance puisqu’une grande baie vitrée permet d’observer le bassin de 25 mètres, au premier plan, et le petit bassin, au fond. « La configuration est inversée par rapport à ce que connaissaient les habitants », détaille Richard Curutchet, responsable de la piscine.

Alain Bernard est le premier champion olympique du 100 mètres nage libre

(Pékin, 2008)

Avec six maîtres nageurs et quatre agents d’accueil, il préside au fonctionnement du site aux plages horaires élargies. En effet, les premières séances d’Aquabike débutent dès 8 heures le matin et les cours de gymnastique aquatique se terminent à 21 h 45. « Nous sommes ouverts sept jours sur sept, avec des activités bébé-nageurs et jardin aquatique (enfants de plus de 3 ans) et de la natation le dimanche jusqu’à 13 heures. »

9 millions d’euros

Construite par le groupe Fayat, la piscine a coûté 9 millions d’euros. « Nous n’aurions jamais pu y arriver tout seuls », reconnaît Michel Héritié. La Métropole (3 millions d’euros), le Département et l’Agence nationale des sports ont mis la main à la poche. Au total, la commune supporte la moitié de la somme. « C’est un investissement important et nécessaire. Il représente 700 000 euros par an de frais de fonctionnement », ajoute le maire. À l’intérieur, la lumière de l’extérieur donne une teinte douce au bassin en inox. Alors que les groupes scolaires vont et viennent pour leurs cours, le visiteur est frappé par la tranquillité du lieu où, habituellement, les cris des enfants sont répercutés par l’eau et les baies vitrées des façades. « Les murs sont recouverts d’une paroi antibruit qui absorbe les sons », explique Richard Curutchet avec fierté. Il pointe aussi les appareils de régulation de température des bassins et montre, dans les sous-sols, le système judicieux de récupération de l’eau et de diffusion de l’air soufflé qui limite les dépenses d’énergie. Dans les bassins, les enfants continuent à apprendre à nager, sans se soucier de ces détails techniques. Conformément aux choix de la Ville, ils recevront 60 cours de natation pendant leurs cinq années d’école élémentaire, bien plus que le seuil légal de 34 leçons en cinq ans, imposé par la réglementation.

 

Etienne Millien - journaliste Sud-Ouest