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Le patrimoine naturel


© Photo DR

Les marais de Montferrand

Vaste zone humide composée de terres marécageuses délimitées par des digues et jalles, les Marais intercommunaux de Montferrand sont entourés de marais et palues privées, l’ensemble étant situé dans la partie basse de l’Entre-deux-Mers. Au Moyen-Age, ces communaux faisaient partie de la baronnie de Montferrand qui s’étendait entre les rivières Garonne et Dordogne sur l’actuel territoire d’Ambarès & Lagrave, St Vincent de Paul, St Louis de Montferrand, Yvrac, Ste Eulalie et Bassens.
Une ordonnance datant de 1676 rappelait que l’usage des marais appartenait aux habitants des paroisses dont « certains fonds épanchent naturellement leurs eaux dans ce marais ». Depuis 1872, ils sont gérés par un syndicat intercommunal comprenant les sept communes qui financent leur entretien (levage des digues, pose d’écluses, salaire du garde…).

Cette propriété collective qui suppose une gestion concertée du lieu n’a pas été sans créer des conflits d’intérêt entre les partisans du dessèchement qui aurait permis d’en dédier certaines parcelles à l’agriculture et d’autres usagers qui souhaitaient continuer à y exercer leurs droits de pâture, de bois, d’eau et de passage. En 1653, par décision royale, la partie centrale de la zone fut desséchée coupant ainsi le marais en deux et donnant naissance au Petit Marais (105 hectares aujourd’hui) et au Grand Marais (182 hectares). Les anciens de notre commune se souviennent du ramassage de la bauge, de la coupe des aubiers pour en faire carassons, bois de chauffage.

Depuis le XVIIème siècle, divers projets de dessèchement puis de vente des parties communes ont menacé leur survie, suscitant la création en 1946 de l’Association des Amis des Marais de Montferrand qui œuvre depuis pour sa préservation et sa valorisation. L’activité de chasse, notamment gibier d’eau et chasse à la tonne a toujours perduré et en 2002 s’est créée l’association des Sauvaginiers qui oeuvre dans le même sens spécifiquement dans son domaine.Le marais continue d’accueillir chasseurs, troupeaux bovins et équins mais aussi promeneurs qui découvrent dans ce site protégé (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique et Zone d’Intérêt Communautaire pour les Oiseaux), une grande diversité de flore et faune. A la périphérie, saules marsaults et aulnes glutineux abritent les passereaux. Des cigognes nichent sur de grands arbres secs ou des piliers installés par les chasseurs. La renoncule aquatique qui pousse dans les « blancs » côtoie l’iris des marais et ... l’envahissante jussie à grande fleur.

Malheureusement, cet espace naturel encore préservé est désormais non seulement menacé par le projet de contournement de l’agglomération bordelaise, mais aussi par d’insidieuses et redoutables incivilités locales (décharges sauvages, effluents sournois, etc.). Or, ce patrimoine dont nous sommes les usufruitiers, mérite d’en assurer la protection pour le transmettre dans le meilleur état possible aux générations futures. C’est l’esprit et la condition du développement durable.



© Photo DR

L’Estey du Guâ

A cheval sur 13 communes, l’Estey du Guâ est géré depuis plus de 35 ans par le Syndicat intercommunal du Guâ qui oeuvre pour la sécurité des populations dans le cadre d’une véritable politique de développement durable. (Voir aussi la page Associations).

Un peu d’histoire…
Claude Guédon, ancien président du Syndicat du Guâ, se rappelle que dans les années 60-70, les enfants utilisaient parfois le lavoir de La Gorp, dit aussi le ruisseau comme une piscine se faisant vigoureusement réprimander par les lavandières. Existait alors, un autre terrain de jeu, inépuisable, « es-merveille La Gorpéenne » selon Michel Couleau. A quelques dizaines de mètres en amont, le déversoir de l’Estey, sa cascade, sa petite plage faisaient la joie estivale des petits et des grands.

« Avant et pendant la guerre, le dimanche matin, le train déversait des centaines de Bordelais qui se répandaient sur les berges pour traquer le goujon ou bien montaient au trou des Blandats où il y avait du poisson ; on y a fait de belles prises ».
En semaine, les rives de l’Estey revenaient alors aux enfants qui, les jeudis après-midi, ont pu accumuler de fameux souvenirs. Avec sa digue de 5 mètres de large et 2 mètres de haut, le déversoir représentait à coup sûr le meilleur endroit pour la baignade, non pas sans dangers. (d’après les Chroniques de la Mémoire, n°4, décembre) 1996.



Pages liées

Le saviez-vous ?

Le Chemin-de-la-Vie est situé sur l’emplacement d’une ancienne voie romaine qui traversait les marais sur une distance de 1000 toises, soit 1,8 km (1 toise = 1,80 m).

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